L'information ainsi que le message publié sur ce site Internet pourra vous sembler très conservateur si vous alignez et comparez les thèmes et propos qui y sont publiés face au courant d'opinion publique actuel. Dans le contexte social actuel,
une opinion ou une prise de position dans l'esprit du message véhiculé
sur ce site est encore à contre courant. En créant ce site,
je vise à mettre en lumière comment l'industrie pornographique s'est
insidieusement servi des libertés d'expression garanties par nos chartes
et constitutions pour piéger l'âme et la conscience sociale, en
l'amenant progressivement au fil des dernières décennies, par un
raisonnement et une permissivité qu'on nomme aujourd'hui la norme de
tolérance sociale, à nous faire accepter naїvement au nom de liberté
d'expression, qu'un poison mortel nommé pornographie possède des droits
et privilèges. Néanmoins, en
s'inspirant des activistes
anti-tabac, lesquels ont pu en quelques
décennies s'attaquer avec succès à un empire réputé à
l'époque quasiment invincible, je vous invite à examiner comment la notion
canadienne du préjudice social
pourrait être plaidée éventuellement pour nous libérer de ce fléau.
J'ai tenté
de vulgariser le plus possible l'aspect scientifique au niveau des
termes et expressions, mais il se peut que certains textes soient
encore difficiles à comprendre. Néanmoins, l'ensemble des
informations apporte un éclairage suffisamment explicite sur la
menace sérieuse que représente la consommation sans restriction de
matériel pornographique sur Internet, et ce, en particulier pour les
ados.
Bien que le message central de ce site soit
avant-gardiste de plusieurs années au Canada, je désire tout de même apporter une lueur d'espoir pour
les canadiens et canadiennes qui veulent savoir s'il existe une solution au problème de
la pornographie sur Internet. Je vous invite également à prendre
connaissance du programme anti-pornoCyber-Safety
australien, un pays semblable au
Canada, mais avec une élite politique qui a pris au sérieux la menace porno
sur Internet et qui n'a pas attendu que la jeunesse australienne soit prise avec
les problèmes engendrés par la cyber-consommation de pornographie. Je vous conseille vivement de
prendre aussi connaissance d'un projet de coalition canadien, dont un
résumé se trouve au bas de cette page.
De plus, j'offre un hébergement web ainsi
qu'un nom de domaine gratuit pour 1 an, à tout groupe canadien de 10
personnes et plus qui voudra exprimer don désir de joindre le projet de
coalition antiporno canadien. Écrivez-moi à
michel.morin25@videotron.ca
La pornographie versus la liberté d'expression
Je désire apporter ici une mise au point: D'aucune façon, le message de ce site
vise à s'attaquer la liberté d'expression, telle que
garantie par la Charte Canadienne des
droits et libertés. La Loi
constitutionnelle de 1982, garantit les droits et les
libertés de tous les Canadiens. Parmi tous les
aspects des droits de la personne, des libertés
fondamentales telles que la liberté de circulation et
d'établissement au droit à la libre communication, en
passant par les garanties juridiques, la Charte
Canadienne décrète que chacun
a droit à la liberté fondamentale de pensée, de croyance, d'opinion et
d'expression et que cette liberté s'étend à la presse et
aux autres moyens de communication (y compris
Internet). Cependant, la Cour Suprême du Canada a statué qu'en
vertu de l'article 1 de la Charte canadienne des
droits et libertés,
une restriction à la libre
expression peut se justifier dans une société démocratique
comme la nôtre. Je cite comme exemple que tous reconnaissent
que les propos haineux et racistes doivent faire partie des restrictions
nécessaires à la libre expression.
Même si le
Parlement canadien ne peut imposer une certaine norme de moralité
à l’égard du public et en matière sexuelle, à la lumière
de la Charte, il a le droit de légiférer en se fondant
sur une certaine conception fondamentale de la moralité
aux fins de protéger les valeurs qui font partie
intégrante d’une société libre et démocratique. Une
bonne partie du droit pénal repose sur des conceptions morales du bien et du mal.
L'article 163 du Code criminel canadien sur la pornographie vise avant tout non pas à susciter la
désapprobation morale, mais à éviter qu’un préjudice
soit causé à la société. C'est justement sur la
notion de préjudice causé à la
société que je désire démontrer que la pornographie sur Internetdoit faire l'objet d'une restriction à
la libre expression dans notre société canadienne démocratique.
Ce site est dédié aux canadiens et canadiennes de bonne volonté. Quant aux
autres nations, tels nos voisins américains, je laisse à leurs citoyens
responsables la responsabilité d'intervention appropriée selon le contexte
social et légal et particularités propres à leur nation.
Noms de domaine : l'Icann valide l'extension .xxx Publiée par
Audrey Oeillet le Vendredi 25 Juin 2010 -
Source
Après
avoir rejeté l'idée
plusieurs fois, l'Icann
(Internet corporation for assigned names and numbers, une
autorité de régulation d'Internet) vient de donner son
accord pour l'utilisation de noms de domaine en .xxx, lors
de son conseil d'administration de ce matin.
La société
IMC
Registery, qui était à l'origine de la demande
concernant l'extension .xxx, bataillait depuis près de 6 ans
avec l'Icann pour faire valider sa proposition. L'IMC
Registery doit désormais « finaliser le contrat de
gestion » avec l'organisme, comme l'entreprise
l'explique sur son site Internet. « Nous espérons que
cette étape se déroulera sans heurts et n'empêchera pas le
déploiement des domaines en .xxx, que nous espérons lancer
début 2011, si ce n'est avant ». IMC Registery indique
que 110 000 pré-réservations de noms de domaine en .xxx ont
déjà été enregistrées.
La société a donc de quoi être satisfaite d'une telle
nouvelle : avec 370 millions de sites pornographiques sur
Internet – chiffre cité par Reuters – l'extension .xxx
pourrait rapidement devenir l'une des plus présentes sur ce
Web. N'en déplaise à certains acteurs du milieu, comme Larry
Flint, qui voient dans l'exploitation d'un nom de domaine
dédié à l'industrie du porno une forme de censure...
ICANN
: la création du .xxx décidée en décembre 2010?
Julien L.
- publié le Samedi 26 Juin 2010 -
Source
Arliésienne continue pour le .xxx. En effet, si l'ICANN a validé
le principe d'un tel nom de domaine, le parcours mouvementé de cette extension
n'est pas encore tout à fait fini. Selon le calendrier de l'ICANN, la prochaine
étape aura lieu en décembre prochain, lors d'une réunion en Colombie.
Jamais une extension de nom de domaine n'avait connu
pareille histoire. Alors que beaucoup estimaient que l'ICANN
allait profiter d'une réunion à Bruxelles pour mettre un terme aux
péripéties du nom de domaine en .xxx, l'instance en charge de la gestion des
noms de domaine a finalement repoussé le dossier à décembre. Une fois
encore.
La prochaine réunion de l'ICANN aura lieu à Carthagène,
en Colombie, du 5 au 10 décembre prochain. Par ailleurs, l'ICANN a validé la
création des noms de domaine en caractère chinois. Cette décision fait suite
aux
précédentes manoeuvres de l'instance internationale, qui avait
déjà autorisé les caractères arabes en mai dernier.
Ce qui j'y ai lu
était le constat d'une situtation terriblement inquiétante sur les moeurs de nos
ados dans le milieu scolaire québéquois, il y a 5 ans ! J'ai eu de la peine à
croire ce que j'y ai lu, et dire que cela a été écrit il y a 5 ans....Qu'en
est-il aujourdhui ? Quelle sorte de génération d'adultes cela va produire ?
Notre société a fait trop longtemps l'autruche, elle récoltera bientôt les
fruits qu'a semé sa tolérance irresponsable face au problème. Je cite juste un
extrait de l'article :
La sociologue Diane Pacom, elle, observe
tout cela d'un oeil soucieux. «Dans quelle société pornographique est-on en
train de les balancer pour qu'on en soit là?», demande la professeure de
l'Université d'Ottawa. «Il y a une pression constante qui vient de partout:
la pub, l'industrie musicale, les vidéoclips, la mode, les magazines. Nous
sommes en train de renvoyer aux petites filles, aux gamines, un discours qui
les "adolescentise". Et la responsabilité ne revient pas à ces jeunes mais
aux adultes!»
Partout, en effet, le raz-de-marée sexuel nous submerge. Une publicité
télévisuelle de lunettes qui évoque les trips à trois. Un magazine destiné
aux ados qui vante les «99 trucs coquins pour amener votre mec au septième
ciel». Des boutiques de lingerie féminine qui vantent aux 8-12 ans les
mérites du G-string. Les idoles féminines de la chanson qui s'embrassent à
pleine bouche lors des soirées de gala.»
«Il faut faire ce qu'on peut, comme
adultes, pour prendre nos responsabilités et protéger nos petits», explique
Diane Pacom. «Ce sont des antidotes qu'il faut donner à nos jeunes, un
esprit critique plutôt que de leur renvoyer une image coupable, des outils
pour les délivrer de ce dérapage pornographique qui est le problème de la
société adulte, pas le leur.»
L'ampleur de la situation, nourrie par des rencontres, des courriels, des
appels téléphoniques, a créé chez la sexologue Jocelyne Robert le besoin de
déverser ce trop-plein dans son livre, qu'elle associe tant à un «cri du
coeur» qu'à un «cri d'alarme». «Si j'avais à résumer en une phrase ce qui me
frappe le plus dans tout ça, c'est le désarroi sexuel, la perte de sens et
de signification liés au sexuel», explique-t-elle en entrevue.
«Quand on me réplique que ce n'est pas pire aujourd'hui qu'avant, je dis:
mon oeil!, ajoute-t-elle. Je pense qu'on vit une période qui est sans
précédent, une période qui n'est portée par aucune valeur. Avant, on était
en amour et on avait des pensées cochonnes. Maintenant, les jeunes baignent
de façon extrême dans le sexe, le génital, et ils ont des fantasmes amoureux!
C'est le monde à l'envers!»
NDLR: Comme je m'y attendais, les records de
fréquentation des internautes sur les sites pornos sont faits pour être battus
d'année en année. Logiquement, si notre société ne prend aucune mesure sociale
pour freiner l'accès illimité des canadiens aux sites web pornographiques, tel
que l'a fait avec succès l'Australie, nous finirons d'ici quelques années par
être complètement dépassés par une génération d'accrocs et de dépendants sexuels,
lesquels prélèveront un lourd tribut de problèmes de toutes sortes à notre
société. Je pose la question aux groupes sociaux, aux politiciens et gens
d'influence, tels les membres du clergé et des corps médicaux...
qu'attendez-vous pour réagir ? Faut-il être aveugle à ce point pour ne pas voir
la menace sociale qui guette la génération montante ? À mon avis, ceux et celles
qui voient le problème mais qui ne réagissent pas font preuve d'un laxisme
irresponsable. Il n'y a pas de quoi être fier du niveau de tolérance sociale
qu'on s'est donné......
Laxisme (du latin laxus, large, relaché),
nom masculin. Système de philosophie ou morale, préconisant des idées
larges; tendance à une discipline relâchée.
Vous croyez
encore au Père Noël ?
Moteurs de recherche
Web : le porno dans le top 5 des recherches des moins de 7 ans ? Publié le 21 décembre 2009
Tags: Internet, Moteur de recherche - Avis d'expert
par Olivier Chicheportiche, ZDNet France.
- Selon une analyse de Symantec, le sexe arrive juste après les géants du Web que sont YouTube, Google ou Facebook... Les résultats de cette étude de Symantec risquent de faire frémir les parents. Selon l'éditeur de sécurité, qui a analysé 15 millions de requêtes des 7-18 ans à travers son service de contrôle parental OnlineFamily.Norton,
le porno semble être au centre des préoccupations de nos chères têtes blondes. Notamment des plus jeunes.
Moins de 7 ans En effet, si la 4e place des termes 'sex' ou 'porn' chez les 13-18 ans n'est pas une surprise, le fait que ces deux critères arrivent également en 4e position chez les moins de 7 ans et chez les 8-13 ans fait un peu froid dans le dos.
Symantec souligne néanmoins que ces résultats ont peu être faussés par les tests des parents souhaitant vérifier la pertinence du contrôle parental de l'éditeur. Mais ce dernier explique que l'impact de ces tests reste marginal.
On peut néanmoins rester sceptique devant ces résultats et se demander si Symantec n'a pas chercher à faire mousser son service de contrôle parental...
Quant aux requêtes les plus populaires, You Tube arrive en tête chez tous les moins de 18 ans, suivi par Facebook
chez les 13-18 ans et Google chez les 7-12 ans
KiddyWeb est une
solution gratuite qui s'adresse
aux parents soucieux de protéger
le surf Internet de leurs
enfants.
Grâce à sa technologie intégrée
IPF (Internet Packet Filter),
KiddyWeb filtre le contenu des
sites Internet. Inutile de
définir une liste des sites
Internet interdits. Néanmoins
afin d'en personnaliser le
contrôle, KiddyWeb vous offre la
possibilité de définir une liste
blanche (sites autorisés) ainsi
qu'une liste noire (sites
bloqués). Ces listes seront
prioritaires sur le filtrage
interne.
Ce logiciel s'installe au niveau
du système d'exploitation, entre
Internet et le navigateur Web,
il fonctionne donc aussi avec
les navigateurs "alternatifs".
As
part of the Blue Coat Community
Outreach Program, K9 Web
Protectionis free for home
use.
You can also purchase a license
to use K9 Web Protection for
business, government,
non-profit, or other use.
Request a free license key and
download the program from here.
How to Get K9
Web Protection
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which is free for personal use.
Simply fill in the blanks in the
request form and we'll email one
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less than five minutes. Follow
the instructions in the email
you receive. Copy the license
key from the email and paste it
into the field presented to you
during the installation process.
Please note that your K9 license
is good for use on only one
computer. If you would like to
protect more than one computer,
please submit additional License
Requests by going to
http://www1.k9webprotection.com
or by
clicking here
... cristalisation psycho-sexuelle de la pornographie dont nous verrons les
effets dans 10 ou 15 ans ....
Professeur titulaire
Membre de la Faculté des études
supérieures et postdoctorales
Titres universitaires
:
Ph.D., Sociologie, Université de
Montréal, Montréal, 1984
Maîtrise, Sociologie, Université
du Québec à Montréal, Montréal, 1978
Bacc. Spéc., Sociologie,
Université du Québec à Montréal, Montréal, 1976
Intérets de recherche
:
Questions nationales et ethniques
Théories marxistes
Mondialisation et industries du
sexe
Sociologie du tueur en série
Richard Poulin, Ph.D
30 octobre
2008 Ados porno. Entrevue radiophonique
avec Richard Poulin, PH.D.
La pornographie prend de plus en plus
de place dans la vie des adolescents et influence
leur apprentissage de la sexualité.
Pour discuter de ce phénomène inquiétant qui n'est
pas sans conséquence, Patrick Masbourian rejoint
Richard Poulin dans les studios de Radio-Canada à
Ottawa. Ce sociologue et professeur à l'Université
d'Ottawa travaille depuis plusieurs années sur la
question des marchés sexuels, mais plus
particulièrement sur la pornographie.
En 2004, il publiait l'ouvrage La mondialisation
des industries du sexe (L'Interligne, suivi d'Enfances
dévastées, tome 1: l'enfer de la prostitution en
2007. Dans ses recherches, Richard Poulin établit un
lien direct entre l'hypersexualisation des jeunes et
la consommation grandissante de porno chez les
jeunes adolescents. Il en parle dans Enfances
dévastées, tome 2: pornographie et
hypersexualisation, fait en collaboration avec
Mélanie Claude, qui paraîtra le 18 novembre
prochain. Un essai percutant, proche de l'enquête,
qui met en évidence les conséquences de la
pornographie sur les enfants et les adolescents.
Porno et
ados : quoi faire ?
Filtre parental gratuit pour Internet
Explorer ParentalControl Bar 5.0.1.457
Voici quelques stats sur le Porno et l’industrie pour adultes sur le
web via l'image très instructive ci-dessous
12% de tous les sites sur le web sont des sites
pornographiques, soit plus de 24.6 milions de sites
25% des recherches sur les moteurs de recherche sont
reliées au porno (soit environ 68 millions par jour)
Dimanche est la journée la plus populaire pour voir ce
type de matériel en ligne. Signe des temps, on ne va plus à l'église ce
jour-là....
20% des hommes et 13% des femmes ont déjà vu des sites
pour adultes sur leur lieu de travail
3,075 dollars sont dépensés chaque seconde sur internet
dans cette industrie
Pour afficher le tableau ci-dessous sur votre page web, copier
le code suivant:
<a rel="nofollow" href="http://onlinemba.com/blog/the-stats-on-internet-pornography/">
<img src="http://onlinemba.com/images/internet-porn.jpg" alt="Statistiques
sur la pornographie Internet" width="500" border="0" /></a>
<br />Via: <a href="http://www.onlinemba.com">Online MBA</a>
Dans
l'édition du Journal de Montréal du jeudi 6 mai
2010, à la page 24, j'ai lu un article signé
Sarah-Maude Lefebvre (Agence QMI) intitulé "INTERNET
\ Dépendance - La porno a mis ma vie en danger"
. Un autre article sur une colonne s'intitulait "Les
jeunes sont aussi dépendants"
Pour le
bénéfice de mes lecteurs, j'ai réussi à me procurer une copie électronique
des deux articles que je veux bien reproduire ici.
"INTERNET
\ Dépendance - La porno a mis ma vie en danger" Pendant plusieurs années, Anne (nom fictif) a passé toutes ses nuits sur son ordinateur, à l’insu de ses trois enfants. Cette mère de famille à l’allure plus que respectable ne vivait que pour ce moment où elle pourrait enfin se satisfaire en consommant des images pornographiques. Loin d’être une exception, le cas d’Anne reflète une tendance à la hausse au Québec, ce qui inquiète de plus en plus les sexologues.
« J’ai perdu le contrôle lorsque Internet est arrivé chez moi. J’ai toujours eu des fantasmes, mais disons que je n’aurais jamais été aussi loin sans mon ordinateur », raconte Anne, une quinquagénaire de la Rive-Sud."
Et l'auteure continue : "Membre des Sexoliques Anonymes (S.A.) depuis quelques années, la dame a accepté de témoigner de son problème de dépendance pour faire prendre conscience à la population que celui-ci est «plus répandu qu’on ne le croit» au sein de la société québécoise.
«Ma vie en danger»
«Ma dépendance à la porno a mis ma vie en danger. Non seulement je ne dormais plus la nuit afin de pouvoir consommer des images de plus en plus hard, mais j’ai aussi accepté d’aller rencontrer des inconnus avec qui je clavardais sur des sites adultes, laissant mes trois enfants sans surveillance à la maison. J’étais une droguée du sexe. Je n’avais plus la notion du bien ou du mal», raconte-t-elle.
Aujourd’hui, Anne mène un combat de tous les instants pour ne pas retomber dans le cycle «infernal» de la consommation de pornographie sur Internet. Elle a fait installer un filtre sur son ordinateur et un «parrain» des S.A. consulte l’historique des sites qu’elle visite toutes les semaines. « Je suis comme une alcoolique, la tentation est toujours là », admet-elle.
Un phénomène en expansion
Le cas d’Anne, bien qu’extrême, est loin d’être rare, selon ce qu’observe Placide Munger, chargé de cours au département de sexologie de l’UQAM.
«Toutes les hypothèses scientifiques valables vont dans le sens d’une plus grande consommation de pornographie sur Internet dans les cinq prochaines années», estime-t-il.
«Ça prend de plus en plus d’ampleur. Encore hier, une jeune femme de 27 ans m’a confié qu’elle quittait son amoureux, car elle ne savait plus comment gérer sa cyberdépendance à la porno. Il y a 20 ans, ce genre de situation aurait été anecdotique. Ce n’est plus le cas maintenant, puisque la pornographie est entrée dans nos maisons grâce aux ordinateurs», décrit aussi la sexologue Jocelyne Robert.
Il est difficile pour les sexologues de dresser le profil type du dépendant au cybersexe puisqu’il s’agit autant de personnes seules que d’individus en couple. Les femmes, aussi, sont de plus en plus présentes sur les sites pornos.
«Nous avons même de la difficulté à définir la notion dépendance. À un bout du spectre, il y a ceux qui en consomment tous les jours et, à l’autre, ceux qui n’y vont que deux fois par mois, mais qui sont incapables de s’en passer», note aussi M. Munger.
Actuellement, ce dernier estime qu'environ 80% des des internautes québécois âgés de 15 ans et plus consultent au moins une fois par semaine des sites pornographiques.
Les jeunes sont aussi dépendants (La porno à 12 ans) Chaque année, l’organisme Tel-Jeunes reçoit quelques centaines de demandes d’adolescents aux prises avec un problème de cyberdépendance à la pornographie. De plus en plus jeunes, ils sont âgés de 12 et 14 ans, a révélé à 24H la superviseure clinique de Tel-Jeunes, Linda Primeau.
«Comme ils sont plus à l’aise que leurs parents sur Internet, ils arrivent sans problèmes à contourner l’option de contrôle parental sur l’ordinateur familial», explique-t-elle.
Malheureusement, la situation tourne mal pour plusieurs d’entre eux qui, rapidement, ne savent plus comment s’en sortir et n’osent pas en parler à leur entourage. Tel-Jeunes reçoit d’ailleurs peu d’appels à ce sujet, la majorité des témoignages étant envoyés anonymement par courriel.
«Les plus jeunes pensent qu’ils agissent mal et tentent d’arrêter de consommer de la pornographie. On remarque toutefois que les adolescents plus âgés ont tendance à rechercher du matériel de plus en plus hard, comme des agressions simulées, pour se satisfaire», signale-t-elle.
On peut rejoindre Tel-Jeunes, un service d'intervention professionnel, confidentiel et gratuit pour les jeunes du Québec, par téléphone au 1-800-263-2266
Ils y
sont de plus en plus exposés, par
Internet, et maintenant par Internet sur
leur téléphone mobile.
Leur
langage devient calqué sur le X : De
plus en plus de jeunes ont un
langage pornographique quand ils
parlent de sexualité. Ils ne
connaissent pas le vocabulaire
classique.
L’autre est objetisé : Dans la
pornographie, les acteurs sont un
support d’excitation. Le risque est
de reproduire ce fonctionnement avec
une personne que l’on rencontre dans
la réalité, de ne plus le considérer
aussi que comme un objet de son
propre plaisir.
Le
modèle pornographique méprise la
femme, ses désirs et ses sentiments.
Quand on s’en imprègne, on risque ce
même glissement dans la vie de tous
les jours.
La
vision de situations agressives pour
les femmes entraîne une habituation.
On n’est ensuite plus aussi choqué
par des images de viols ou
d’agression sexuelle.
Le X
nous entraîne à mal juger un
partenaire dans la vie réelle. Les
personnes qui consomment du X sont
moins souvent satisfaites de la
manière de faire l’amour de leur
partenaire que les autres.
La
pornographie peut entraîner une
addiction. On sait que plus on est
jeune, et plus l’addiction est à
haut risque.
Le X
complexe les adolescents : On n’a
jamais un pénis comme les acteurs,
une érection qui dure des heures ou
une éjaculation aussi importante et
pour les filles des seins siliconés
ou une vulve naturellement sans
poils...
La
pornographie n’apprend pas les
positions, les mouvements, ni les
gestes naturels de l’amour, il
présente un modèle très différent.
Il n’est pas naturel d’avoir les
yeux sur le sexe de sa partenaire
quand on fait l’amour, ou d’éjaculer
sur son visage par exemple...
Dans
leur livre Buffet à volonté sur le Web les journalistes Martin Bisaillon et Isabelle Maher dénoncent l'accès incontrôlé des jeunes à la porno sur Internet. Martin Bisaillon nous répond.
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Ma vie de couple: j'en...
Couple et argent: 6...
Avec ce livre, Martin Bisaillon et Isabelle Maher sonnent l'alarme.
«La plupart des enfants voient leur première image porno vers 11 ans. Et sur Internet, il n'y a pas grand-chose de fleur bleue: viols, torture, bestialité, éjaculations faciales et pratiques extrêmes abondent. Ces images très perturbantes peuvent devenir la seule référence des jeunes à la sexualité. Certains y développent même une dépendance. Plus tard, ils ont des problèmes sexuels et n'arrivent pas à nouer de relations amoureuses. »
Buffet à volonté sur le Web Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants
Auteurs : Martin Bisaillon et Isabelle Maher
Éditions Les Intouchables
Aperçu du livre
Tous les jours, des milliers d’enfants ont accès à des sites Internet où ils peuvent voir des viols, de la zoophilie ou d'autres pratiques sexuelles déviantes. Ces images pornographiques s'incrustent dans leur mémoire en les troublant profondément et en devenant, parfois, leurs références à la sexualité. Les parents, eux, mesurent encore mal ce nouveau phénomène et sont souvent démunis lorsqu'ils doivent intervenir. Ce livre questionne la trop grande accessibilité à la cyberpornographie chez les mineurs et démontre à quel point elle est en train de miner la vie de plusieurs d'entre eux.
La pornographie explose sur le Web. Non seulement les images XXX sont de plus en plus extrêmes, mais elles sont tout à fait gratuites et accessibles à tous. Chaque jour, des milliers d’enfants, parfois très jeunes, se gavent de scènes de zoophilie, de sadomasochisme, de viol, de gang bang et plus encore. Cela, librement et dans le confort douillet de la maison familiale. Est-ce normal? Est-ce souhaitable? Que peut-on y faire? Des pornographes ont même mis au point d’habiles stratégies pour attirer ces jeunes dans leurs filets.
Des experts sont catégoriques: c’est un désastre! Les images pornos s’incrustent et font maintenant l’éducation sexuelle de plusieurs générations de jeunes qui, dans certains cas, développent une dépendance. Les premiers à avoir atteint l’âge adulte sonnent l’alarme, de même que les médecins et les sexologues qui les traitent.
Ce livre réunit les témoignages d’observateurs et de jeunes qui ont subi les effets dévastateurs de ce «régime porno». Les auteurs questionnent la trop grande accessibilité à la pornographie sur Internet par des mineurs.
Les auteurs : Journaliste depuis douze ans et historien de formation, Martin Bisaillon a publié trois ouvrages aux Intouchables: Enquête sur le mouvement raélien (2003), Le perdant (2004) et L’infiltrateur (2005). Il a œuvré à Radio-Canada, à CKAC et comme journaliste indépendant. Il est au Journal de Montréal depuis 2005.
Isabelle Maher est journaliste depuis quatorze ans. Elle a d’abord travaillé en information comme recherchiste et rédactrice, puis comme reporter aux nouvelles télévisées. Depuis 2004, elle est journaliste au Journal de Montréal. Elle a une formation en science politique et en art. Buffet à volonté sur le Web est son premier ouvrage
Les journalistes Martin Bisaillon et Isabelle Maher
"La dépendance à la pornographie sur le web peut mener à de bien tristes situations. Les journalistes Isabelle Maher et Martin Bisaillon l'expliquent en détail dans leur nouveau livre Buffet à volonté sur le web. Ils en discutent avec Anne, une consommatrice de porno virtuelle.
Martin Bisaillon estime que la majorité des sites pour adultes ne font pas dans la dentelle.
« Ces sites pornographiques montrent très rarement des relations normales et consensuelles entre êtres humains amoureux. On est loin de l'érotisme », ajoute Martin Bisaillon.
Isabelle Maher et Martin Bisaillon, qui sont journalistes pour ruefrontenac.com, ont voulu mettre en garde les parents d'enfants qui naviguent sur le web.
Buffet à volonté sur le web: enquête sur les ravages du XXX chez nos jeunes est publié aux éditions Les Intouchables. La sexologue Jocelyne Robert signe la préface."
Il y
a quelques semaines, j'ai été contacté par l'auteur
d'un nouveau site web francophone sur la dépendance
à la pornographie. Le site Internet est à l'adresse
http://www.pornodependance.com et je recommande
ouvertement ce site web à quiquonque désire creuser
le fond du problème de la dépendance. Le contenu du site s'avère
une bonne source d'information sur
l'altération de la personnalité et
les graves conséquences
psychologiques
qui affligent les victimes de la dépendance à la
pornographie. Jean de Lafontaine, dans sa fable des
animaux malades de la peste, citait; "Tous n'en
mourraient pas, mais tous en étaient atteints..."
C'est une caricature qui, hélas, s'applique vraiment
trop bien à la situation actuelle.
Ici au Québec, je n'ai pas reçu à
vraiment parler, d'appui important, la majorité étant assez indifférente au problème de la montée de porno sur le web, et les gens n'ont vraiment pas de vision à long terme sur les risques de dépendance à la porno qui guettent la jeune génération actuelle.
Même les assemblées chrétiennes du Québec, du moins
celles qui font encore la promotion d'une moralité
encadrée par des enseignements bibliques, ne
semblent pas s'alarmer du fléau. C'est un sujet
tabou. Serait-ce que tous ont déjà adopté la norme
de tolérance sociale du point de vue moralité ? Et
pourquoi chez-nous l'immoralité et la pornographie
sur Internet n'est pas un débat de société ? On
dirait que l'âme
collective canadienne ne pas voir pas le danger, elle
semble dormir.....
Actuellement, et ça c'est certain, toute la jeunesse passe par le web pour leurs premières expériences sexuelles.
Pour emprunter quelques lignes au site
http://www.pornodependance.com j'insiste pour affirmer
que l’état d’excitation causé par la pornographie, ne se limite pas
seulement au domaine sexuel, mais déborde sur l’ensemble du
comportement de l'individu. Même à court terme, une consommation massive de pornographie maintient
l'individu dans un état d’agitation et de nervosité.
L'on sait déjà que
le comportement sexuel est fondé à
partir de moments-clés qui
laissent des empreintes dans le développement physiologique.
Par exemple, une première excitation sexuelle va être
marquante chez les jeunes et ce contexte spécifique
sera érotisé et codé, laissant une empreinte dans
leur mémoire. Ils seront d'autant plus
impressionnables qu'ils n'ont aucune expérience
préalable, donc un sens critique non développé, et
qu'à cette étape de leur vie, leur physiologie
sexuelle est en pleine ébullition.
Je crois que notre société va se réveiller dans 6
ou 7 ans, avec une pandémie assez grave de cas très lourds, avec plein de gens complètement bloqués, et souffrant de personnalité très altérée au niveau affectif et sexuel.
Si vous croyez encore que la porno est difficilement
accessible par nos jeunes ados, ou qu'on y accède
seulement après avoir cliqué sur un lien qui nous
demande d'affirmer sur "l'honneur" qu'on a 18 ans,
détrompez-vous. Des millions de sites web offrent
dès la première page d'accueil, des catalogues
remplis de photos et de vidéos illustrant toutes les
formes de sexualité inimaginables, au point que cela
nous fait nous demander comment l'industrie du sexe s'y
prend pour faire des bénéfices? Tout est gratuit et
accessible s'un seul clic ! Même, les filtres
anti-porno réglés pour les jeunes enfants installés
dans nos ordinateurs ne suffisent plus à déterminer
correctement ce qui doit être filtré ou pas, et
laissent passer des tas de sites pornos !
Google ? Un moteur de recherche
qui ne filtre absolument rien et qui laisse toute la
responsabilité aux parents.
Google, Inc. est une société fondée le 27 septembre 1998 dans la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergey Brin, créateurs du moteur de recherche Google.
Google s'est donnée comme mission « d'organiser l'information à l'échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et
utile. Économiquement, Google est l'une des
premières entreprises américaines et mondiales en
chiffre d'affaires. La branche vidéo de Google est
YouTube. Début 2008, l'entreprise était
cotée à 210 milliards de dollars à la Bourse de Wall Street. Le moteur de recherche Google a indexé plus de 1 000 milliards de pages web, en 2008.
En fin d'année 2006, Google a refusé de se plier aux injonctions du gouvernement américain en ne lui donnant pas accès aux listes de recherche et URL qui lui étaient demandées pour contribuer à une loi sur la répression de la pédophilie. Néanmoins, ils ont ensuite remis 50 000 URL au gouvernement, mais le juge chargé de l'affaire a décidé que Google n'avait pas à remettre les listes de mots-clés demandées par le gouvernement.
Vous et vos jeunes enfants
utilisez Google comme moteur de recherche ? Vous
avez alors besoin d'un filtre parental, sans faute.
Actuellement, si vous effectuez une
recherche sur Google avec de simples mots anodins
comme "love", un mot important pour les ados,
vous verrez alors que les
liens vers du contenu érotique ne manquent pas.
Seulement avec le mot "teen" qui veut dire
"adolescent" en anglais, Google donne 201 millions
de résultats, et le premier résultat est un site au
contenu sexuel destiné aux ados, qui affirme dès la
page hôte "Sex is more
fun when you share! "
À moins d'avoir installé un filtre parental sur
votre ordinateur, si votre ado entre seulement la
lettre "X", (pas XXX, mais juste un seul X)
Google lui offrira environ 2 millilliars trois cent
millions de liens, et le premier donne sur une page
avec du contenu pornographique "hard core".
Imaginez, votre ado tape le mot "photo", et Google
lui propose 1 milliard 560 millions de sites (1 560 000 000)
et dès les premiers liens, il se retrouve sans
avertissement sur une page au contenu érotique et
porno !!!, Je compare l'industrie du sexe à des "pushers" qui donnent
gratuitement au début, pour mieux fidéliser leur
clientèle par la suite...
Je crois que nous sommes murs pour
une bonne réflexion et qu'un débat de société
s'impose dans les plus brefs délais. J'ai lancé le
projet d'une coalition canadienne et démontré qu'il
est parfaitement possible de plaider avec succès la
notion de préjudice afin d'amener nos autorités à
censurer le réseau Internet canadien. À ce jour, quelques nations ont commencé à
réagir à la menace visant leur communauté internaute,
en mettant quelques freins à l'industrie
pornographique sur leur réseaux Internet. Le
meilleur exemple à date, est l'Australie. SVP,
informez-vous, et osez prendre position ! Un projet
de coalition contre la pornographie est décrit au
bas de cette page web. De plus, j'offre un
hébergement web ainsi qu'un nom de domaine gratuit
pour 1 an, à tout groupe canadien de 10
personnes et plus qui voudra exprimer don désir de
joindre le projet de coalition antiporno canadien.
Écrivez-moi à michel.morin25@videotron.ca
Non mais quel paradoxe: alors que
le gouvernement s’est cassé en quatre pour faire
bannir les produits chimiques des biberons, les
pesticides des pelouses, et la fumée secondaire
des voitures, pas un mot sur un danger hautement
plus pernicieux, et surtout, à la portée de tous.
À savoir: la porno sur le net.
C’est que les jeunes, parfois
dès huit ou 10 ans, visionnent des scènes de
trip à trois, quatre, ou plus encore, entre
hommes, femmes, avec des animaux ou des légumes
(!). D’après une enquête de l’université
Columbia mené en 2004, 25% des jeunes filles de
12-13 ans et 37% des gars du même âge ont avoué
avoir un «ami» qui visionne régulièrement de la
porno sur internet.
Bien sûr, les jeunes ne vont
pas toujours volontairement chercher des
cochonneries à leur ordi. Souvent, ils tombent
dessus par erreur. Justement, quand erreur il y
a, dans 94% des cas, ils tombent sur des scènes
de nudité. Une fois sur deux, ils se disent même
troublés par ce sur quoi ils sont tombés
(source:Pornified: How Pornography is Transforming
Our Lives, Our Relationships and Our Families).
Certains diront que de tous
temps, les jeunes ont cherché à mettre la main
sur des images. C’est vrai. Mais hier,
c’était dans des revues, cachées sous les
matelas. Aujourd’hui, non seulement l’accès
est aucunement contrôlé, mais en plus, la
pornographie a atteint des limites jusqu’ici inimaginées. Avec les conséquences que l’on sait:
une image biaisée de la sexualité, des
références irréalistes, parfois même une
dépendance et une incapacité à maintenir une
relation amoureuse équilibrée.
Alors, on fait quoi?
Au Canada, pour l’instant, rien.
Ailleurs, comme en Australie, nous révèle
l’article, le gouvernement a fourni des filtres
à toutes les familles. Oui, les succès ont
été mitigés, les filtres traversés. Mais c’est
toujours mieux que rien, non? (NDLR:
Voir la page sur
l'exemple australien sur ce site)
Dans
notre société, l’hypersexualisation chez les ados est
omniprésente. Et les progrès de l'Internet n'ont fait
qu'amplifier cette tendance.
D'une génération à l'autre,
les adultes ont vu reculer les limites de la pudeur, de la
décence et de la moralité. Les définitions se sont adaptées,
mais les cloisons qui maintenaient les jeunes en dehors de
ce monde s'abattent elles aussi. Aujourd'hui, adolescents et
préadolescents sont abondamment exposés à des images à
caractère sexuel.
Depuis quelques années, les sites Internet
consacrés au sexe génèrent tellement d'argent qu'il ne faut
pas s'étonner que leur nombre soit en croissance
exponentielle. Pour les mêmes raisons, on ne doit pas
s'attendre à ce que cette tendance se renverse bientôt.
Internet: un outil
d'exploration sexuelle Les jeunes
sont curieux. C'est à la fois leur force et leur talon
d'Achille. Internet leur offre des milliers, voire des
milliditionnels (télévision, magazine, vidéoclips) présentent
parfois des adolescents ou préadolescents dans des vêtements
ou des situations érotiques pour vendre des produits.
Cette hypersexualisation fait éclater le
cadre traditionnel et attribue maintenant un caractère
sexuel à des objets, des comportements ou des personnes qui
n'en possèdent pas en soi.
Empreintes laissées par
la pornographie À notre
avis, cette hypersexualisation envahissante contamine la
perception qu'ont les jeunes de la sexualité et aura des
conséquences sur leurs rapports homme-femme à l'âge adulte,
tout comme le cadre rigide et culpabilisant de la religion a
laissé des traces sur la sexualité des gens qui ont grandi
dans les années 50 et 60.
Le biologiste Konrad Lorenz, fondateur de
l'éthologie, parle de moments-clés qui
laissent des empreintes dans le développement d'un animal.
Par exemple, lorsque le petit de l'oie cendrée sort de son
oeuf, il considèrera comme sa mère la première chose qui
bougera dans son environnement immédiat. De la même façon,
une première excitation sexuelle va être marquante chez les
jeunes et ce contexte spécifique sera érotisé et codé,
laissant une empreinte dans leur mémoire. Ils seront
d'autant plus impressionnables qu'ils n'ont aucune
expérience préalable, donc un sens critique non développé,
et qu'à cette étape de leur vie, leur physiologie sexuelle
est en pleine ébullition. Chez les garçons, même une scène
anodine peut provoquer une érection. Plus lente
physiologiquement, la fille sera généralement moins excitée
mais codera un comportement donné comme la norme. Parce
qu'elle veut faire partie d'un groupe, séduire et conserver
un partenaire, elle aura tendance à se conformer aux
demandes du partenaire reliées à la norme qu'elle a
enregistrée.
L'univers qu'on retrouve trop souvent sur
Internet propose une sexualité adulte déviante avec des
images fortes qui peuvent impressionner même un adulte
expérimenté. Pour des jeunes plus vulnérables, ces images
sont comme des virus informatiques qui s'insinuent dans
l'imaginaire et influencent la perception qu'ils ont de la
sexualité, souvent à long terme.
Le cyber fantasme:
explicite et toxique Les avancées
technologiques permettent même des sites de partage vidéo
qui ouvrent la porte à une banalisation du voyeurisme et de
l'exhibitionnisme. N'importe quel individu peut aujourd'hui
partager son intimité avec le monde entier. Les adolescents
ont souvent de la difficulté à distinguer le fantasme de la
réalité. Sur ces sites de partage vidéo, ils retrouvent des
gens ordinaires, des jeunes de leur âge, dans des maisons
qui ressemblent à la leur, impliqués dans des activités
sexuelles explicites. Ils pourraient en conclure que c'est
ainsi que les autres jeunes vivent dans cette «cyber-réalité»
(Webcam) et voudront se conformer à cette norme.
Tout comme la «malbouffe», la pornographie apparaît comme un élément toxique dans le développement des adolescents. Ce modèle fausse souvent la réalité d'une véritable relation sexuelle. Par exemple, l'homme intègre l'idée qu'il doit pénétrer une femme pendant 30 à 60 minutes et que celle-ci doit hurler de plaisir à l'orgasme. Dans les
faits, une pénétration qui dure plus de 5 à 10 minutes
risque fort d'être irritante et d'entraîner des douleurs
chez la femme. Ce modèle présente les partenaires comme des
objets sexuels et non comme des personnes avec qui on
partage une expérience sensuelle, sexuelle et humaine. C'est
pourtant la qualité de la relation avec un partenaire sexuel
qui apporte le plus de satisfaction, autant pour les hommes
que les femmes.
Suggestions
L'hypersexualisation des jeunes, UQÀM
«Sexy Inc.», nos enfants sous influence,
réalisation: Sophie Bissonnette, Office national du film du
Canada (ONF) ,35 min 27 s, 2007.
La tolérance d'une fausse sexualité, la
société canadienne est bien mal éclairée ...
La prochaine génération sera-t-elle sacrifiée à l'industrie du sexe ? Comment en sommes-nous arrivés là ?
Pour la
société canadienne, il fut une époque pas si
lointaine, où les repères de la moralité, concernant ce qui était obscène ou
immoral, étaient encadrés par les valeurs religieuses, majoritairement
catholique au Québec et protestante dans le reste du pays.
L'aspect légal et l'application des lois reflétait également les valeurs morales
de l'époque.
Du fait, toute la morale de l'Amérique du nord était dictée par la tradition
religieuse. Néanmoins, quelle que soit l'allégeance confessionnelle, tous
avaient sensiblement la même interprétation pour condamner ce qui était immoral
tant sur la distribution et l'affichage de matériel obscène que pour les
comportements immoraux. Comprenez bien que je ne suis pas nécessairement un nostalgique de
cette époque, j'apporte simplement une constatation. Avant 1982, la Charte
Canadienne des droits et libertés n'existait pas et les lois sur l'immoralité
reposaient simplement sur des conceptions morales du bien et du mal. Maintenant, les repères de la société ont changé. À
partir de la fin des années 60s, les valeurs morales traditionnelles se sont
alignées progressivement sur la norme sociale de tolérance (l'opinion et la
tolérance de la majorité). Exit la tradition...
Et comme le courant de la tolérance est assez populaire ces temps-ci....la
tolérance fait des petits....et nos accommodements raisonnables peuvent même
inclure la diffusion de matériel pornographique à la portée de nos enfants, sans
que cela soit "déraisonnable" ou illégal. Seule, la pornographie
juvénile est sanctionnée par le code criminel canadien.... et encore, faut-il
qu'il y ait plainte et poursuite...
Question: Pour votre jeune garçon,
quel mal cela pourrait lui faire de consommer un peu de matériel porno ? Et on
raisonne en se disant "Si c'est si accessible que cela, si ce n'est pas illégal,
si c'est protégé par la Charte des droits et libertés, donc cela ne peut pas être dangereux !"
Détrompez-vous, la tendance actuelle vers une "ouverture d'esprit" face à la
libéralisation d'une fausse sexualité, lire ici "pornographie", aura un impact
majeur sur la personnalité individuelle de vos enfants.
Nos ados sont ciblés - la sexualité
est omniprésente parce que c'est payant et efficace.
L'industrie du sexe s'assure une fidélisation de la génération montante.
L'âme humaine est
très
fragile, et dès les premières années d'un adolescent, sa personnalité peut être
sérieusement altérée selon des expériences personnelles vécues, une éducation
basée sur des principes immoraux ou mal encadrée. Pour citer un exemple, les
nazis étaient passé maitres dans l'endoctrinement de la jeunesse allemande pour
fidéliser plus tard, une nation adulte aux principes hitlériens. Prenez ces
enfants-soldats qui apprennent à tuer sans remords et qui sont manipulés par des
fanatiques anarchistes ... Dans notre société occidentale, la manipulation est
plus subtile. Plus présent à nos yeux depuis quelques années, le phénomène d'hyper sexualisation - ou encore de sexualisation précoce chez les jeunes filles - s'intensifie et
inquiète sérieusement les spécialistes de l'éducation. Impossible de ne pas voir
l'omniprésence de la sexualité dans notre société. Nos sexologues soutiennent
que les pratiques sexuelles des ados sont plus précoces qu'il y a 20 ans. Pour
ma part, je ne le redirai jamais assez: Notre jeunesse est ciblée et attaquée,
et je suis d'avis que s'il n'y a pas d'encadrement éclairé de la
part de ceux et celles qui sont en position d'autorité dans le contexte social
actuel, les risques de dérapage et d'atteinte à l'intégrité d'une personnalité
équilibrée sont inévitables.
Ici au Québec, depuis 20 ans, Francine Duquet,
professeure du département de sexologie de l'UQAM, donne des conférences et offre des formations sur la sexualité des jeunes. Au cours des dernières années, elle a recueilli de nombreux témoignages sur l'hypersexualisation dont les manifestations sont multiples : érotisation de l'enfance à travers l'habillement sexy des fillettes, séduction sexualisée, clavardage sexuel, cyberpornographie, banalisation du sexe oral,
etc.
Dans notre société hypersexualisée, la sollicitation érotique est
très présente. Quant à la cyberpornographie, facilement accessible, elle contribue à changer les préoccupations des jeunes, voire des enfants.
La sexologue donne également l'exemple des magazines pour adolescentes axés sur l'apparence physique, les soins de beauté et les recettes de séduction. «Pourquoi cette obsession du paraître et pourquoi les jeunes filles devraient-elles se définir uniquement dans le regard de l'autre, celui du garçon», s'interroge Mme Duquet. Parlant des garçons, plusieurs d'entre eux sont déstabilisés par l'omniprésence de la sexualité et préoccupés par la performance sexuelle, estime-t-elle.
Les adultes ont pour responsabilité de protéger la sensibilité des enfants et des adolescents, tout en respectant leur développement sur le plan affectif, observe Francine Duquet. «Un trip sexuel à quatre, est-ce souhaitable pour des garçons et des filles de 14 ou 15 ans? Certainement pas, si l'on considère leur niveau de développement et la sollicitude dont ils doivent faire l'objet. Mais il semble parfois qu'on n'ose plus questionner de telles pratiques, de peur de passer pour prude ou moralisateur.»
Vous
avez déjà entendu parler du livre du Dr. Fitzhugh Dodson, "Tout se joue avant 6
ans" qui affirme que les expériences vécues au cours de nos premières années de
vie nous marqueraient jusqu'à l'âge adulte. Les événements et le contexte de
cette période ont des impacts à très long terme, entre autres, sur la capacité
de faire face au stress et les habiletés relationnelles. Jusqu'à dernièrement, on croyait qu'à 5 ans, le cerveau avait plus ou moins terminé de se développer. Plusieurs professionnels suggéraient la fameuse phrase «tout se joue avant six ans»... comme si après, tout se cristallisait et que les parents ne pouvaient plus rien faire pour améliorer les comportements et
les attitudes de leur enfant, ou encore améliorer leur relation avec eux.
Mais voilà que dans les années 90, les chercheurs en neuroscience ont commencé à faire toutes sortes de découvertes qui permettent de
croire qu'à cinq ans, que le cerveau est loin d'avoir terminé son développement. En fait,
il apparaît qu'à cet âge, 95 % du cerveau est développé, les parties du cerveau les plus avancées ne terminent pas leur développement avant la fin de l'adolescence. Si vous avez envie d'être fier de nos chercheurs québécois, sachez que plusieurs de ces découvertes se sont faites, entre autres, à l'Université McGill, à Montréal!
On a découvert que, durant l'adolescence et même jusque dans la vingtaine, de nombreux changements avaient lieu dans certaines parties du cerveau, notamment dans le cortex préfrontal. Cette région du cerveau est responsable des habiletés humaines les plus sophistiquées : contrôle des émotions, contrôle de l'impulsivité, prise de décision rationnelle... certains chercheurs s'entendent même pour dire que le cortex préfrontal est le siège de la civilisation humaine!
Ajoutez à cela les changements hormonaux reliés à la puberté et vous obtenez un cocktail assez explosif!
Nos ados ont besoin de nous pour les soutenir et les guider pendant cette période de grands changements. Cependant, jusqu'à 12 à 14 ans, les cas les plus spectaculaires ont trait aux émotions. Les enfants victimes de négligence grave peuvent avoir de la difficulté à tisser des liens sociaux parce qu’ils sont incapables de comprendre les gens autour d’eux ou de saisir leur point de vue. Si tout se passe bien, un beau papillon (un adulte civilisé) sortira de ce cocon qu'est l'adolescence!
La science actuelle nous enseigne que cerveau
humain possède la faculté de renforcir un comportement précis, lors de certaines
expériences, et en particulier sur le plan sexuel, en récompensant systématiquement notre corps de drogues naturelles
très puissantes qu'on nomme dopamine et
phényléthylamine. Lorsque la récompense dopaminique découle
d'un comportement provoqué par la pornographie, il y a risque d'une répétition
incontrôlée qu'on appelle "dépendance"
et il s'ensuit alors une altération de la
personnalité qui risque affecter l'individu toute sa vie.
Sur le plan du développement sexuel, l'adolescent qui découvre le plaisir sexuel
par l'excitation pornographique, hypothèque sérieusement son équilibre d'une saine
perception de la sexualité. Je compare l'altération des émotions de
l'adolescence causée par la consommation de prornographie par exemple à un
bouquin de 400 pages qu'on a oublié sur une table extérieure et que la pluie a
trempé. Même après un bon séchage, les pages du livre seront toujours un peu gondollées, et pour restaurer ce livre à son état initial, cela nécessitera
beaucoup d'efforts sinon ce sera impossible de jamais y parvenir. La dépendance
à la pornographie rejoint celles des drogues dures et de l'alcoolisme. Tout
comme la solidité d'une chaîne ne sera jamais supérieure à celle de son maillon
le plus faible, la victime dépendante de pornographie sera toujours dépendante,
tel l'alcoolique sera toujours alcoolique, même après 50 ans de sobriété.
Combien de personnes peuvent comprendre cela ? Je demande à nos élus et à tous
ceux qui sont en position d'autorité, n'y a-t-il plus dans votre coeur assez d'amour mêlée de compassion et de crainte pour mettre notre jeune génération à
l'abri des tribulations destructives qui les guettent ?
J'aimerais apporter parler ici de l'allégorie de la grenouille
qui est utilisée par Al Gore dans le film "Une vérité qui dérange" pour illustrer la manière dont l'humanité court à sa perte si elle ne réagit pas au lent réchauffement climatique de la planète.
Quel est ce phénomène de la grenouille et l’eau bouillante ? C’est simple. Placez une grenouille vivante dans une casserole d’eau bouillante et elle va sauter en dehors tellement vite que vous risquez de la recevoir dans la figure. Par contre, si vous la placez dans une casserole d’eau froide et que vous portez l’eau à ébullition progressivement, elle ne s’apercevra de rien et elle se laissera mourir.
D’un point de vue scientifique, ça ne tient pas. N’empêche, l’allégorie illustre
merveilleusement l’incapacité de certains groupes et personnes à réagir à une
situation problématique avant qu’il ne soit trop tard. Maintenant, remplacez la grenouille par notre société tolérante et l’eau bouillante par
un inconscient collectif sur les effets dévastateurs de la pornographie sur Internet et
on pourrait en arriver à la même conclusion. La société canadienne doit
maintenant se réveiller et passer à l'action. L'Australie vient de le faire....pourquoi
attendons-nous ?
Pour ma part, je souhaite qu'après avoir pris
connaissance des informations contenues dans ce site web, que votre attitude
concernant la liberté d'accès sans frein à la pornographie change et que le phénomène croissant de l'étalage pornographique sur Internet
commence à vous irriter. Je ne suis pas un réactionnaire ni un "esprit
fermé", mais je sais voir l'immense gachis social que nous sommes en train de
semer et dont nous récolterons bientôt les fruits de misère et de problèmes
sociaux, si rien n'est fait concrètement. Je suis alarmiste ? Certainement ! Et
j'espère que vous le deviendrez aussi !
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Vidéo offert par L'Office National du Film du Canada. "Nos
enfants sous influence"
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Un petit cours d'actualité
sur les lois canadiennes avec ça?
Afin de
déterminer quand l’exploitation des choses sexuelles est «indue», les tribunaux
canadiens ont formulé des critères. La Cour suprême du Canada a précisé que le
caractère indu d’un message se comprend en fonction du critère de la norme
sociale de tolérance. Il tient compte «des normes de tolérance de
l’ensemble de la société et non pas seulement des normes de tolérance d’une
fraction de la société» (Procès La Reine contre. Butler, [1992]
R.C.S. 453). En conséquence, la norme permettant de déterminer si un contenu
est obscène est une norme sociale nationale de tolérance. On ne jugera donc
pas du caractère obscène du matériel pornographique en fonction de la personne
qui le visionne ou qui pourrait le visionner mais plutôt en fonction de ce
qui est toléré par la population dans son ensemble à une époque déterminée.
Actuellement, ici au Canada, notre société endosse aveuglément sans poser de
questions, l'opinion légale et juridique sur l'obscénité et la pornographie.
Source:
http://www.droitsurinternet.ca/question_108.html
Comment les juges distinguent-ils ce qui est moral aux yeux de la majorité de notre société de ce qui ne l'est pas? Plus important encore, la question qui se pose est celle de savoir si la détermination de ce qui est décent ou non dépend des valeurs personnelles des juges C'est assez relatif,
vous admettrez... Ne perdons pas de vue, que c'est nous qui avons élu ceux
qui nous gouvernent et qui font nos lois... et que la tendance sociale actuelle
vers une ouverture d'esprit face à l'obcénité et la pornographie nous fera élire
également des gouvernements qui nous donneront les lois qu'on voudra bien avoir.
Cependant, une prise de conscience sociale peut survenir. Cela s'est déjà vu
dans l'histoire, comme par exemple à l'époque de l'abolition de l'esclavage. Il
fut un temps ou l'esclavagisme était "normal" socialement et même encouragé,
puis un jour, cela devint une "abomination" et aujourd'hui c'est considéré comme
un crime très grave. Même chose pour le tabagisme ici au Canada. Regardez les
films de cinéma jusque dans les années 70s. Fumer la cigarette était très
"acceptable" et les compagnies de tabac voulaient nous faire croire que la
consommation de cigarette était "cool", relax et respectable. Aujourd'hui, la
tolérance sociale condamne le tabagisme, et les fumeurs sont presque persécutés,
ou du moins catalogués de "victimes" comme ceux qui sont aux prises avec des
drogues dures. Lorsque notre société comprendra les méfaits d'une consommation
incontrôlée de pornographie, l'industrie pornographique sera traitée comme un
criminel. Cependant, combien d'âmes humaines seront sacrifiées avant qu'on
intervienne ? Il y en a déjà trop en ce moment... Consultez la documentation
Pornographie et préjudice, un ouvrage du gouvernement canadien.
Un peu d'histoire
Miller v. California
; date de
la décision: 21 Juin 1973, (Miller contre l'état de Californie) est un
important arrêt de la Cour suprême des états-Unis (arrêt 413 U.S. 15) rendu en
1973 réaffirmant que l'obscénité n'est pas protégée par le Premier amendement de
la constitution américaine et qui créa le test Miller (Miller test) pour
déterminer ce qui constitue ou non du matériel obscène.
Marvin Miller, qui avait fait appel auprès de la Cour, était l'opérateur de
l'une des plus grandes affaires de courrier publicitaire de la côte Ouest,
gérant de la publicité pornographique. Il avait mené une campagne de masse pour
faire la publicité d'un livre illustré qualifié alors de "pour adulte". Il fut
reconnu coupable par une cour de Californie d'avoir violé le code pénal
californien (311.2 (a)), un délit, en ayant en toute connaissance distribué du
matériel obscène. La condamnation fut confirmée par la cour d'appel de
Californie. Cependant, ce procès a établi une nouvelle définition de
l'obscénité, en se référant désormais au seuil de tolérance de la société, ce
qui est devenu une norme d'évaluation pouvant évoluer, de ce qui peut être
obscène ou non.
Ce jugement
a établi une nouvelle définition de l'obscénité, en remplaçant l'ancienne
définition norme d'évaluation du matériel obscène. Lors du verdict, la majorité
des juges en est arrivé à la conclusion que les normes pour définir l'obscénité
tels qu'énoncés dans Memoirs v. Massachusetts était trop rigoureux,
compte tenu de la difficulté à décider que tout est absolument sans
«valeur sociale». La Cour a donc déterminé d'établir une version quelque peu
modifiée de la norme précédente pour juger de l'obscénité du matériel obscène,
tels qu'ils sont énoncés dans Roth v. United States, une affaire jugée en
1957. La nouvelle norme pour juger du matériel obscène est énoncée comme suit:
Ce jugement a établi une nouvelle définition de
l'obscénité, en remplaçant l'ancienne définition par «Le matériel obscène est
défini comme étant, pour une personne normale, en appliquant les normes
contemporaines de la société, de trouver, dans l'ensemble [du média], un appel à
la lascivité, qui représente ou décrive, d'une façon manifestement agressive, un
comportement sexuel tel que le définit la loi applicable des états, et que, pris
dans son ensemble, [le média] manque d'une valeur littéraire, artistique,
politique ou scientifique sérieuse. »
En 2004, (aux USA) le plus haut
tribunal américain a statué qu'une loi destinée à punir les
pédophiles est une restriction inconstitutionnelle à la
liberté d'expression en ligne. Le tribunal de grande
instance a rejetée et fait annulée par 5 voix contre 4, une loi votée en 1998, alors
signée par le président Clinton et maintenant soutenue par
l'administration Bush. La majorité des juges a déclaré
qu'un tribunal inférieur avait eu raison de bloquer le droit de prise
d'effet de la loi, car il est probable qu'elle viole le Premier amendement. L'American Civil Liberties Union et d'autres critiques de la loi ont dit que ce serait
restreindre trop de matériel et d'information sur Internet que les adultes
ont légalement le droit de
voir et d'acheter. Le tribunal a dit.
"Aujourd'hui, la décision de la
cour montre qu'il existe de nombreuses solutions
moins restrictives pour protéger les enfants sans pour
autant sacrifier la communication destinée aux adultes», a
déclaré le directeur des litiges associés ACLU Ann Beeson, dans une déclaration publique."
La notion de préjudice, un détail qui pourrait un
jour se retourner contre la pornographie, si on plaide les preuves.
Il
faut noter qu’en 2005, dans un jugement concernant l’indécence (La
Reine contre Labaye, [2005] 3 R.C.S. 728), la Cour suprême du Canada a
remplacé le critère de la norme sociale de tolérance. Pour savoir si un acte
est indécent, elle a plutôt appliqué un critère consistant à voir si les actions reprochées causaient un préjudice à la
société qui serait incompatible avec son bon fonctionnement. étant donné le
rapprochement jurisprudentiel entre l’indécence et l’obscénité, il n’est pas
impossible de penser que ce test du préjudice pourrait à l’avenir s’appliquer en
matière d’obscénité et de pornographie. C'est en misant sur la notion de
préjudice que j'aimerais dire ici que le combat engagé contre l'industrie de la pornographie va
s'orienter. Les textes qui suivront, sur cette page, vous démontreront sans
l'ombre d'un doute, que la consommation de matériel pornographie sur Internet
par nos jeunes ados, est une bombe à retardement, et que les préjudices sociaux
prélèveront un lourd tribu si personne ne réagit. Cependant, il y a de
l'espoir pour notre jeunesse et les prochaines générations, car sans l'ombre
d'un doute, nous pouvons plaider la notion de préjudice et ainsi en arriver un
jour prochain à sensibiliser nos élus, afin que des amendements, des lois et des
dispositifs d'encadrement soient instaurés pour la protection de notre société.
Le préjudice est le dommage qui est causé à
autrui d'une manière volontaire ou involontaire. Le préjudice peut être causé
par le fait d'une personne, par le fait d'un animal ou d'une chose, ou encore
par la survenance d'un événement naturel. Le préjudice peut aussi affecter la
victime dans son patrimoine. Dans ce cas, il consiste soit, dans une perte, soit
dans des dommages causés aux biens, soit encore dans la suppression ou la
diminution de revenus. Ainsi en est-il, de la diminution de capacité de travail,
du préjudice moral qui atteint la personne dans son affection, dans son honneur
ou dans sa réputation est également indemnisable. Les causes de dommage peuvent
se cumuler ce dont le juge doit tenir compte afin que l'indemnisation soit
complète.
En ce qui concerne la pornographie, on se rappelle qu'en 2005, la Cour
suprême du Canada a remplacé le critère de la norme sociale de tolérance par
la notion de préjudice à la société. Ainsi la notion de préjudice peut
inclure un dommage dans la personne de la victime. Si l'on peut prouver hors de
tout doute, que la consommation répétée de matériel pornographique engendre une
dépendance au même type que les drogues dures, le préjudice de séquelles
psychologiques et physiologiques pourrait être plaidé. Dans un tel cas,
l'évaluation du dommage doit passer par l'intermédiaire d'une mesure d'expertise
qui va permettre de préciser les antécédents de l'individu et ses doléances puis
la réalité et l'importance des séquelles dont il fait état. Les séquelles
psychologiques due à une dépendance méritent une attention toute particulière
car sa quantification reste délicate en l'absence de critères analytiques admis
par tous. L'évaluation des séquelles d'une dépendance devra impérativement
s'établir en fonction du barème de référence et l'expert n'omettra pas de
décrire l'éventuel retentissement des séquelles sur les activités sociales,
familiales, professionnelles de la victime.
OK, il y en a qui disent que le
gouvernement américain n'est pas au courant ou qu'il est lié et ne peut rien
faire, que c'est compliqué, qu'il y a la liberté d'expression, etc......alors lisez bien ceci,
et vous comprendrez jusqu'où la norme de tolérance sociale s'est installée :
Il y a à peine un an, en février/mars 2009, le Président
américain Barack Obama avait complété son équipe au ministère de la Justice, en
nommant des avocats, des professeurs de droit reconnus, parmi lesquels un homme
qui suscitéa beaucoup de controverse au moment de sa mise en candidature. Finalement,
approuvé par le Sénat, cet homme fut nommé adjoint du ministre de la Justice.
Son nom: David Ogden, il avait 45 ans, et il était un ancien de l'administration
Clinton.
Cet homme, nommé procureur
général adjoint (Deputy Attorney ) était le numéro 2,
au sommet de la pyramide du Ministère fédéral de la Justice américaine. Ce
nétait pas n'importe qui. La controverse est que monsieur Ogden a représenté et défendu
avec acharnement et avec succès d'ailleurs, les grosses pointures de l'industrie
pornographique, telles que Playboy Enterprises à plusieurs occasions, Penthouse
Magazine, l' ACLU (l'Union américaine pour les libertés civiles), et
Vivid Entertainment,
le plus grand distributeur de vidéos pornographiques hard-core. En tant
qu'avocat utilisé par l'industrie pornographique, Il s'est opposé aux filtres
sur les ordinateurs de bibliothèque afin de protéger les enfants de la porno sur
Internet, et a défendu avec succès le droit des pornographes de produire du
matériel avec enfants d'âge mineur, en invoquant le premier amendement de la
Constitution, et il fut vainqueur là aussi. Cependant, le 3 décembre 2009,
monsieur Ogden annonça qu'il démissionnait de son poste pour retourner à la
pratique privée en février 2010 chez la firme WilmerHale.
Consultez ce
lien en anglais.
David Ogden a encaissé beaucoup de
chèques de Playboy et de Penthouse en combattant les revendications des parents
désireux de protéger raisonnablement leurs enfants contre la pornographie. Ogden
a même poursuivi le gouvernement fédéral dans le but de publier des versions en
braille du magazine Playboy - aux frais des contribuables. En tant qu'avocat
dans un cabinet privé, Ogden a plaidé pour un droit à l'avortement illimité,
pour l'acceptation des homosexuels dans l'armée, et a demandé instamment aux
tribunaux de réévaluer les définitions traditionnelles du mariage comme un étant
un préjugé social. Pas étonnant que la droite radicale ne l'aime pas du tout,
car cet homme est pro-homosexuel, pro-avortement et pro-pornographie et il est
au sommet de la pyramide. Lueur d'espoir pour les américains ? Il y a plusieurs groupes anti-porno aux USA, et plusieurs cherchent à amasser des preuves
scientifiques sur la dépendance sexuelle ainsi que les dommages cérébraux causés par la consommation
répétée de matériel
pornographique. Il est souhaitable que ces américains pourront plaider un jour la
notion de préjudice, sans avoir le gouvernement américain comme adversaire ....
Films pornographiques HARDCORE publiés
aux USA
Les statistiques actuelles disponibles sur Internet démontrent que la pornographie est un phénomène d’une ampleur
inégalée. L’industrie pornographique déverse chaque jour un déluge de matériel,
souvent de façon agressive et non sollicitée. Il en résulte qu’un nombre
grandissant d’enfants, adolescents et adultes deviennent des consommateurs
régulier de pornographie et n’arrivent souvent plus à se contrôler. Comme nous
le verrons plus tard, ce phénomène n’est pas sans conséquences mais entraîne une
véritable dévastation sur le plan humain. Des hommes se suicident, des familles
sont dévastées, des entreprises considérablement affectées. Mais face à tout
cela, il ne faut pas se sentir dépassés et affligés. L'effet inévitable et inéluctable de la pornographie dans la vie de tout individu est la perte de la volonté et l'auto-discipline à gouverner
ses appétits et ses passions. Ils ne sont plus capables ou dignes de vivre dans une société qui est
libre.
En tant que Président d'une Commission royale d'enquête sur la question de la pornographie dans le Royaume-Uni, Lord Patrick Devlin a écrit ce qui suit: "Une moralité établie est aussi nécessaire qu'un bon gouvernement pour le bien-être de la société. Les sociétés se désagrègent
de l'intérieur plus souvent qu'ils sont détruites par les pressions extérieures.
En l'absence d'une morale commune, la désintégration
d'une société est observée et l'histoire
nous enseigne que le relâchement des liens moraux est souvent la première étape de la désintégration,
et la société est est justifiée de prendre les mêmes dispositions pour préserver son code moral comme il
le fait pour préserver son gouvernement et ses autres institutions
essentielles. La suppression du vice, c'est tout autant l'affaire
de la Loi que pour la suppression d'activités subversives." (The Enforcement of Morals, Oxford: Oxford University Press, 1968.)
Moi je suis
croyant et je vous dis que par la grâce de Dieu, tout
peut changer. La phénomène pornographique poursuivra évidemment sa course mais chacun de nous,
personnellement, pouvons prendre position en se servant du "gros bon sens" qu'il
a reçu à sa naissance. Ici au Canada, on peut se battre et plaider la notion de
préjudice à la santé physique et mentale, bref, le préjudice à la société, et on
peut changer le cours des choses!
Extrait: "Les autorités américaines ont indiqué mercredi avoir écrit
au gouvernement chinois pour l'exhorter à abandonner l'imposition d'un logiciel
de filtrage sur tous les ordinateurs individuels vendus dans le pays. "Le
secrétaire au Commerce Gary Locke et le représentant au Commerce extérieur
américain Ron Kirk ont envoyé une lettre commune à leurs homologues chinois
(...) pressant la Chine d'annuler son projet de loi qui obligerait que soit
installé d'office sur tous les ordinateurs fabriqués et vendus en Chine" un
logiciel de filtrage "largement critiqué", ont indiqué dans un communiqué commun
les deux ministères américains concernés. La presse chinoise a rapporté mardi
que les autorités étaient bien décidées à doter tous les ordinateurs individuels
vendus sur son territoire d'un logiciel antipornographie, malgré les inquiétudes
exprimées dans le pays même et à l'étranger. Ce projet imposerait d'installer le
logiciel "Barrage vert d'escorte de la jeunesse" sur tous les ordinateurs
individuels vendus à partir du 1er juillet." ....
NDLR:Oups! Pas étonnant qu'on lise de telles absurdités sur la politique
d'ingérence américaine (you should think the way we think) . Quand on sait que
90% de tous les sites pornos du monde entier sont hébergés en Californie, cela
porte à penser que les autorités américaines sont : soit de connivence avec
l'industrie américaine pour adultes ou qu'ils font preuve d'une ingérence
irresponsable en voulant dicter leur politique de laxisme irresponsable en
matière de prévention en faveur de la jeunesse américaine, face à la
multiplication incontrôlée des sites pornographiques dans leur propre réseau
Internet... Et vous, qu'en pensez-vous ?
Actuellement en 2010, plusieurs pays ont adopté des lois
interdisant la pornographie sur Internet. Des pays tels que l'Australie, le Sri Lanka,
Singapore, l'Ukraine, Cuba, plusieurs pays arabes, la Chine, et plusieurs autres ont promulgué des
lois sévères, et tous s'accordent pour les mêmes raisons, telle cette déclaration de l'Ukraine:
"La pornographie est vulgaire, candide, cynique, c'est
une représentation d'actes sexuels obscènes, ne poursuit pas d'autre but que la démonstration explicite des organes génitaux,
propage des éléments contraires à l'éthique de l'acte sexuel, de perversions sexuelles, des
clichés réalistes qui ne répondent pas aux critères moraux et sont une atteinte à l'honneur et la dignité de l'homme en incitant les bas instincts. "
http://www.theregister.co.uk/2009/07/07/ukraine_bans_filth/
2010 - Pays qui ont banni la pornographie sur Internet. Pourquoi l'ont-ils fait ?
Prenez l'exemple de l'Australie, est-ce que les australiens sont reconnus pour
être des gens "bornés" ?
Australie
Ukraine
Sri Lanka
Arabie Saoudite
Éqypte
Émirats Arabes Unis
Kuwait
Malaysie
Indonesie
Singapore
Kenya
Inde
Cuba
Chine
Actuellement ceux qui ont le pouvoir de légiférer aux USA
(référence au gouvernement actuel de Barack Obama, Congrès, Sénat, etc..) , au
nom de la liberté d'expression, permettent à l'industrie américaine du
sexe, d'exercer le leadership mondial en tant que le plus grand
producteur de pornographie au monde (89%). Pourtant ce grand pays, édifié sur
des fondements de Liberté et de Justice, qui proclame "In God We Trust" sur sa
monnaie, devrait à mon avis, exercer le leadership mondial en matière de
protection contre les influences néfastes de la consommation de pornographie,
tout comme l'Australie le fait actuellement. (Programme
Australien)
Et nous au Canada, serions-nous tellement dépendants
des américains pour ne rien faire ? La réponse est non. Nous pouvons réagir,
et nous en avons le non seulement le droit, mais l'obligation morale. L'accès
sans réserve au matériel pornographique sur Internet par la jeunesse canadienne,
n'est pas une expression de Liberté d'Expression, c'est plutôt prendre un risque
social inconscient et immature de livrer et sacrifier nos générations futures à
des dépendances et des désordres sexuels sans précédent.
Le profil des
utilisateurs d’Internet est
constant au fil des ans.
En 2008, les internautes
étaient surtout :
* Des hommes (74,8%) en plus
grand nombre que les femmes
(68,7%) ;
* Des jeunes de 18-34 ans
(91,0%) ;
* Des résidents des grandes
agglomérations (Montréal RMR*
: 77,4%;
Québec Région
Métropolitaine de
Recensement : 76,6%) ;
* Des ménages avec un revenu
de 60 000 $ et plus (88,5%)
;
* Des étudiants (96,5%)
et des professionnels
(90,6%) ;
* Des universitaires (88,1%)
; * Des personnes vivant en
ménage, avec enfants à
domicile (88,0%).
Conclusion: Au Québec ce sont des jeunes de
sexe masculin qui utilisent le plus l'Internet.
Doit-on prendre la pornographie sur Internet comme une menace sérieuse préjudiciable pour nos jeunes adolescents ?
Statistiques 2009: L'adolescent
américain passe en moyenne 87 hres par année
sur des sites pornos
On s'accorde aussi que la pornographie véhicule une sexualité non représentative de la réalité,
mais ce n'est pas seulement de cela qu’il faut s’inquiéter. C'est
beaucoup plus grave que vous le croyez. Je ne parlerai pas de valeurs morales,
mais de santé physique, de risque de dépendance et de développement social.
Un point commun existe entre le
matériel pornographique et les vidéos ou films érotiques. Ils ont pour but final non pas l’excitation du spectateur mais la production d’argent, de beaucoup d’argent...
Si vous croyez que la consommation de matériel porno sert d'instrument
d'éducation sexuelle détrompez-vous ! L'industrie du sexe utilise l’excitation physiologique qu’elle provoque pour faire de l’argent.
Semble-t-il que l’homme
a des besoins sexuels plus élevés que la femme, son désir étant l’acte tandis que le désir passe par le jeu de la séduction.
Pas étonnant que les adolescents masculins sont les premières victimes de
l'industrie.
En 2009, presque tous les ados sont maintenant
sur le Net et y passe pas mal d'heures. En allant droit au but, j'affirme que
notre jeunesse est ciblée par l'industrie du sexe sur Internet, et les
conséquences physiologiques sont beaucoup plus pernicieuses que vous ne le
croyez. Nous vivons une époque où la planète et l'environnement souffre comme
jamais. Vous allez maintenant comprendre que parmi les fléaux de notre époque,
il en est un qui est vraiment très subtil.
Rappelez-vous que nous vivons maintenant dans le contexte de l'acceptation de la
norme sociale de tolérance, et c'est probablement la raison pourquoi personne ne semble s'offusquer ou de
prendre au sérieux la menace de la propagation incontrôlée de matériel
pornographique sur Internet, ciblant la santé physiologique de
notre société, et en particulier celle de nos jeunes, vulnérables comme c'est pas
possible. Le jour qu'on constatera les dégâts, les préjudices, sera-t-il trop
tard ? J'espère qu'on va réagir avant cela. Rappelez-vous les premiers activistes contre le tabagisme, leurs
luttes, leurs lobbies anti-tabac, leurs procès et recours collectifs contre les
compagnies de tabac, leurs études scientifiques sur les problèmes de santé....
Cela leur a pris combien d'années avant de changer les lois et la conscience
sociale ? En l'espace de quelques années, tout le monde était convaincu, et
maintenant je peux dans cette page web, vous prouver en utilisant des arguments
indéniables, que la pornographie provoque des effets pervers sur le cerveau
humain, pire que le tabac et autres drogues dures. Et cela, s'attaque tout
d'abord à la jeunesse, en parfaite indifférence de nos communautés sociales.
Alors, levons-nous et réagissons, car au Canada, la loi est de notre côté.
Voici des statistiques recueillies
sur le net. Les statistiques évoluent rapidement et les chiffres que vous lirez
sont déjà dépassés.
89% du porno est créé aux USA (Actuellement peut-être
plus de 90%).
$2.84 milliards de revenus ont été générés à partir des
sites pornos américains en 2006. Imaginez en 2010 !!!
260 nouveaux sites porno sont mis en ligne chaque jour.
Ces statistiques sont probablement largement dépassées....
STATISTIQUES SUR LE TEMPS
(Exponentiel avec le temps qui
passe)
Chaque seconde, 3 075.64$ est dépensé
pour de la pornographie
Chaque seconde, 28 258 internautes
regardent de la pornographie
Chaque seconde, 372 internautes
tapent des termes pour adultes dans des moteurs de
recherche
Chaque 39 minutes, un nouveau film
pornographique est créé aux états-Unis seulement
Visiteurs uniques enregistrés
mensuellement sur les sites Internet pour adultes (en
millions)
STATISTIQUES SUR LA PORNOGRAPHIE EN LIGNE
(Exponentiel avec le temps qui
passe)
à toutes les 6 secondes…$534.00 sont dépensés en
consommation de pornographie sur Internet pendant qu'à toutes les 6
mêmes secondes, un enfant meurt de la faim dans le monde.
L'adolescent
américain passe en moyenne 14.3 minutes par jour à regarder de la
pornographie. (87 hres par année)
Sites pornographiques: 4.2 millions (12%
du nombre total de sites internet)
Pages pornographiques: 420 millions
Requêtes quotidiennes à caractère
pornographique sur les moteurs de recherche: 68 millions (25% du nombre
total de requêtes faites sur les moteurs de recherche)
Courriels pornographiques quotidiens:
2.5 milliards (8% du nombre total de courriels)
Moyenne des courriels pornographiques
reçus quotidiennement par utilisateur: 4.5 par utilisateur
Internautes qui consomment de la
pornographie en ligne: 42.7%
Personnes ayant été involontairement
exposées à du matériel pornographique: 34%
Téléchargements pornographiques mensuels
(peer-t0-peer): 1.5 milliards (35% de tous les téléchargements)
Requêtes quotidiennes faites sur
Gnutella (réseau d’échange de fichiers sur internet) avec les mots clé
child pornography (pornographie infantile): 116 000
Sites internet offrant illégalement de
la pornographie infantile: 100 000
Solicitation sexuelle faite à
des mineurs dans des salles de clavardage: 89%
Pornographie et statistiques industrielles (vieilles
statistiques, aujourd'hui probablement dépassées de 100% +)
En date de 2003, il y avait 1.3 million de
sites Web pornographiques ; 260 millions de pages (N2H2, 2003).
Tout les revenus de l'industrie du porno
pour 2006 : $13.3 milliards aux Etats-Unis ; $97 milliards mondiaux (revue
des filtres Internet).
Locations de DVD/videos pour adulte, aux
états-Unis en 2005 : presque 1 milliard. Vidéos à caractère porno dans les
hôtels, films d'adulte : 55% (cbsnews.com).
Utilisateurs mondiaux visitant des sites
Web d'adulte mensuellement : 72 millions (revue des filtres d'Internet).
Le nombre de titres inconditionnels de
pornographie libérés en 2005 (les états-Unis) : 13,588 (revue des filtres
d'Internet).
Adultes admettant un penchant sexuel via
la porno offerte sur Internet : 10% ; 28% de ce 10% sont des femmes
(internet-filter-review.com)
Plus de 70% des hommes de 18 à 34 visitent
un site pornographique au moins une fois par mois (medias Metrix de comScore).
Plus de 20,000 images de pornographie
d'enfant en ligne ont été signalées chaque semaine (société nationale pour
la prévention de cruauté aux enfants, 10/8/03).
Approximativement 20% de toute la
pornographie sur Internet implique la participation d'enfants (centre
national pour la mission et les enfants exploités).
La pornographie illégale d'enfant offre
plus de 100,000 sites Web (évaluation de service des douanes des
états-Unis).
En décembre
2005, la pornographie d'enfant
était une industrie $3 milliards annuelle (internet-filter-review.com).
« En 2003, lors d'une réunion de l'académie américaine des avocats
matrimoniaux, les deux-tiers des 350 avocats dans le domaine du divorce qui
étaient présents ont déclaré que l'Internet a joué un rôle significatif dans les
divorces durant la dernière année, avec un intérêt excessif pour le porno en
ligne contribuant à plus que la moitié de tels cas. Il y a juste sept ou huit
ans, la pornographie jouait un rôle presque inexistant dans le divorce. »
(Divorcewizards.com)
On a longtemps lié l'installation de la dépendance, chez le toxicomane, à ce
qu'il est convenu d'appeler le système de récompense. Il est désormais établi
que tous les produits qui déclenchent la dépendance chez l'homme augmentent la
libération d'un neuromédiateur, la dopamine, dans une zone précise du cerveau.
Source:http://users.skynet.be/toxicomanie/dopamine.htm
LE dr. Judith Reisman, auteure de l’ouvrage
« The Psychopharmacology of Pictorial Pornography »
qualifie la pornographie visuelle d’érotoxine.:
« Regarder des films "X" déclenche une poussée d’adrénaline qui est ressentie dans le ventre et dans les organes génitaux, ainsi qu’une sécrétion de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine, indique-t-elle. “C’est un véritable cocktail de drogues. La pornographie est un excitant extrêmement puissant, qui provoque flash et euphorie...
»
Dr. Judith Reisman
Selon le Dr. Reisman, le 1er amendement de la
Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression, ne devrait pas
couvrir les images et les films pornographiques, car ceux-ci n’affectent pas le
centre de la parole, mais « une zone cérébrale viscérale, non langagière,
située dans l’hémisphère droit
» du cerveau. La pornographie conduit au viol, aux meurtres
en série, aux mauvais traitements infligés aux enfants et à l’impuissance,
estime-t-elle. « Chaque fois qu’un homme regarde des images pornographiques, il éprouve de la honte, de la culpabilité et de la colère. Et il compromet sa capacité à réagir de façon normale...»
Source
Propension génétique du cerveau de l’homme à l’attraction de la nudité de la femme.
Ici on n'apprend rien.
Résumons simplement ce que tout le monde sait
déjà: La structure du cerveau humain prédispose virtuellement à un certain degré tous les hommes et garçons à être naturellement attirés par la pornographie/ et ou sa dépendance. Jusqu’à un certain point, les femmes sont aussi à risque.
Le corps humain a été créé de façon à favoriser l'accouplement et, partant, la survie de l'espèce. Les consommateurs de pornographie, les violeurs et les clients des prostituées sont en grande majorité des hommes, selon la Direction de la Protection de la Jeunesse.
Scientifiquement, le désir est la conséquence de l'imprégnation du cerveau par une hormone nommée testostérone. Chez
l’homme, la baisse du niveau de testostérone
entraîne
une diminution des activités sexuelles: La castration chez l'homme
entraine une diminution immédiate ou graduelle de l'activité sexuelle. Il est
maintenant prouvé scientifiquement que visionner de
la pornographie augmente le niveau de testostérone.
Comportement sexuel, hormones et cerveau Contrôlé par
l’intéraction du système endocrinien et du système nerveux autonome
Le comportement sexuel dépend du niveau de testostérone – La castration entraîne la diminution de l’activité sexuelle
– L'injection
de testostérone entraîne l’augmentation de l’activité sexuelle
Hellhammer et al. (1985) Psychoneuroendocrinologue
D. H.
Hellhammer, Center for Psychobiological and Psychosomatic Research
Visionner du matériels érotique ou pornographique augmente le niveau de testostérone
L'anticipation sexuelle augmente le niveau de testostérone.
Statistiques 2009: L'adolescent
américain passe en moyenne 14.3
minutes par jour à regarder de la
pornographie. (87 hres par année)
La sexualité chez l'adolescent Lors du passage de l'enfance à l'âge adulte, l'adolescence entraîne bien souvent une grande confusion. Entre rébellion et épanouissement de la personnalité, garçons et filles doivent faire face aux bouleversements hormonaux, physiques et psychiques de la puberté. C'est aussi la période des premières expériences amoureuses, des premières relations sexuelles, des premières contraceptions…L'Internet
vient s'intégrer dans le processus de développement en permettant un accès
illimité et pratiquement gratuit à des millions de sites pornographiques, au
cybersexe via webcams, bref, à tous les fantasmes et expériences sexuelles
inimaginables.
Ados, pornographie et autosatisfaction sexuelle Si vous croyez que la pornographie sur Internet est un
outil pédagogique pour l'éducation sexuelle des ados, détrompez-vous ! Vous
apprendrez plus loin que la consommation de matériel pornographique produit des
effets pervers au niveau du cerveau, et c'est prouvé scientifiquement. Vous
allez aussi comprendre comment le visionnement de matériel pornographique jumelé
à l'autosatisfaction sexuelle entraine chez les jeunes, parfois seulement après
quelques consommations, une dépendance à la porno et un renforcement des
comportements sexuels, avec des conséquences destructrices à moyen et long
terme, au niveau de la personnalité de l'individu. Lorsque l'éducation sexuelle
d'un ado passe par le visionnement de matériel porno, les risques d'un dérapage
de la personnalité au niveau des valeurs morales et sociales sont extrêmement
élevés.
Le système de récompense du cerveau humain
chez les humains Le système de récompense est un système fonctionnel cérébral localisé dans le cerveau moyen (mésencéphale). Ce système est nécessaire à la survie car il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d'actions ou de comportements bénéfiques visant à préserver l'espèce ou l'individu (recherche de nourriture, reproduction, évitement de dangers,...).
On sait très bien que le tabac, l'alcool, la cocaïne, l'héroïne et bien d'autres drogues
dont la prise répétée est susceptible d'engendrer, chez l'humain, une
dépendance (une servitude) ont en commun la faculté d'augmenter
les quantités de dopamine
dans une zone du cerveau qualifiée de "circuit
récompense". La dopamine est un neuromédiateur, c'est-à-dire d'un médiateur
chimique qui assure le passage de l'influx nerveux entre les neurones.
En fait, « notre cerveau, nos neurones, sont de
véritables usines chimiques. Ils synthétisent des substances, les transportent, les
utilisent comme moyen de transmission pour l’information, les dégradent, les
recyclent, les captent, les évacuent. Notre cerveau est habitué aux drogues, il
en est bourré, il en fabrique, il en sécrète. C'est dire que lui en apporter de
l'extérieur risque toujours de perturber les fragiles équilibres qu'il parvient à
maintenir entre toutes ces substances. Et les corps chimiques, au bout du
compte, sont ce qui fait que l'environnement et ses influences est traité comme
perception et enregistré comme souvenir ».
Chaque être humain, de fait, fabrique sa propre
morphine interne, ou
endorphine (contraction des termes "morphine" et
"endogène"). Il s'agit en fait d'une trentaine de substances euphorisantes et
anesthésiantes actuellement identifiées chez l'homme et l'animal. « Elles sont
présentes dans le système nerveux (aussi bien au niveau de la moelle épinière
que dans différents sites du cerveau, hypophyse, hypothalamus, etc.) ainsi que
dans les organes (système digestif, reins, poumons, organes sexuels... ).
Elles ressemblent à l'opium, ou
copies
de nos substances internes, et leur efficacité dépend de leur
fidélité aux
modèles.
Les
endorphines sont des neuromédiateurs (molécules signal, messagers
chimiques) qui permettent à l'organisme de préserver son équilibre.
Tout stress,
toute
situation exigeant de rester en alerte, entraîne une augmentation de
notre
sécrétion d'endorphines. Et cet apport procure un plaisir,
réconforte, calme la
douleur et l'angoisse... ».
Le stress, en effet, se traduit, lui
aussi, par une
activité neurochimique intense dans laquelle interviennent - entre
autres - des
neuromédiateurs comme l'adrénaline et la dopamine. On peut ainsi
penser que
l'individu "accro" au jeu, au travail ou aux activités dangereuses
recherche des
situations dans lesquelles son cerveau est inondé par ces drogues
endogènes,
calmantes et excitantes.
La
découverte des endorphines s'est faite à partir d'études sur
l'action de la
morphine dans le cerveau. « Le raisonnement des chercheurs des
années 70 était
le
suivant : puisque les neurones cérébraux captent la morphine (avec
les effets
analgésiques que l'on sait), le cerveau sécrète peut-être en lui
même, pour son
propre
compte, des substances voisines ». C'est ainsi qu'en 1976 des neurochimistes isolèrent des substances qui furent d'abord baptisées
"opioïdes"
("ressemblant à l'opium") car leur conformation moléculaire était
similaire à
celle
des opiacés (morphine et héroïne) extraits du pavot d'Orient.
La
nicotine du tabac, ainsi que les calmants, stimulants,
hallucinogènes, etc. (et
même
la nourriture, ou l'exercice physique) stimulent directement la
production
de
dopamine (ou, ce qui revient au même : empêchent sa dégradation dans
le
cerveau).
En fait, cette molécule - sécrétée par un petit nombre de
neurones (les
neurones "dopaminergiques" ne représentent guère plus de 0,3% des
cellules du
cerveau) - intervient dès lors qu'il est question de désir et
de plaisir. Pour de
nombreux biologistes, elle est au coeur de ce qu'on appelle "les
comportements
de
dépendance".
« Nous
avons tous dans le cerveau des circuits neuronaux dopaminergiques,
ou
d'autres, qui renforcent les comportements qui nous procurent du
plaisir. Le
cerveau favorise donc naturellement les conduites qui nous amènent à
modifier
notre
état de conscience, à rechercher l'euphorie.
En fait, toute expérience qui procure du plaisir - déguster un carré
de
chocolat, faire l'amour, apprécier un morceau de musique, gagner au
jeu… - se
traduit par une décharge de dopamine ». C'est pourquoi la dopamine
est
souvent appelée "messager du plaisir".
« En
procurant du plaisir, le système dopaminergique renforce les
comportements favorables à la survie de l'espèce, tels que l'acte
sexuel ou la
prise
de nourriture ».
La
dopamine a un rôle plus complexe que celui de simple messager du
plaisir: sa libération peut être déclenchée par la seule présence
d'une récompense. Aussi, lorsque la consommation visuelle d'images érotiques ou
pornographiques est jumelée à la masturbation, (l'orgasme sexuel étant lui-même
un puissant générateur de dopamine) le consommateur se trouve piégé et développe
une dépendance à la pornographie, qui
est un trouble à caractère psychologique entraînant
un besoin plus ou moins important d'assister à des
scènes pornographiques (ou de réaliser l'acte
sexuel) afin de calmer ses pulsions sexuelles en
atteignant l'orgasme.
La pornographie joue-t-elle un rôle dans les
dépendances sexuelles? La pornographie associée à l'habitude
de se masturber est souvent la pierre d'angle des dépendances
sexuelles. Beaucoup de dépendants sexuels ont de grandes
difficultés à se libérer de cette combinaison de comportements.
La pornographie et ses fantasmes créent un monde irréel que les
dépendants sexuels traversent pendant leur adolescence. Cela se
développe ensuite et crée un objet relationnel qui conditionne
leurs émotions et leur sexualité de telle sorte qu'ils éprouvent
du plaisir ainsi des centaines de fois avant d'avoir une
relation sexuelle avec une personne réelle.
Les chercheurs affirment que chez les animaux, leurs comportements dépendent tous d'un même circuit cérébral
qui leur permet de reconnaître les
récompenses essentielles à leur survie, comme la nourriture et l'activité
sexuelle.
Les chercheurs ont découvert que le cerveau humain utilise ces mêmes
circuits pour se réjouir d'une variété de récompenses moins fondamentales comme
le succès à la bourse ou un jeu particulièrement spectaculaire comme le
base-ball ou le hockey. Et à la grande surprise de bien des gens, ils ont aussi
découvert que les systèmes cérébraux qui détectent et évaluent de telles
« récompenses » fonctionnent généralement à la
dopamine,
au niveau subconscient, ce qui donne des pistes pour mieux
comprendre les mécanismes de dépendance aux gains financiers,
au jeu ou à la drogue ou à la pornographie.
Le système de la récompense agit par conditionnement en adjoignant une sensation de plaisir à ces comportements bénéfiques. Ce système est la cible de nombreuses substances chimiques responsables des phénomènes d'addiction (dépendance).
Bien que de nombreux types de neurones soient impliqués, les neurones dopaminergiques (utilisant la dopamine comme neurotransmetteur) ainsi que les neurones produisant le neurotransmetteur sérotonine semblent y jouer un rôle important.
Action et fonctionnement du système de la récompense
Le système de la récompense agit de la manière suivante : Lorsqu'une action bénéfique est réalisée, un signal nerveux est transmis au cortex cérébral qui traite l'information afin de déterminer si oui ou non elle sera sujette à récompense. Si c'est le cas, des hormones spécifiques sont produites et transmises à l'aire tegmentale ventrale (ou ATV) qui se met à produire de la dopamine, neurotransmetteur responsable de la sensation de plaisir. La dopamine sera transmise à de nombreux centres cérébraux, dont le noyau accumbens, l'amygdale, le cortex préfrontal, l'hippocampe et le septum.
Renforcement positif ou négatif
Lorsqu'une action est récompensée, le comportement à l'origine est renforcé. Le conditionnement des comportements bénéfiques se fait de deux manières : soit l'action est renforcée de manière positive, soit l'action est renforcée de manière négative. Un renforcement positif vise à la réitération d'un comportement bénéfique (nourriture, action de reproduction,...), tandis qu'un renforcement négatif vise à éliminer quelque chose de désagréable (évitement de dangers,).
Les deux circuits les plus étudiés qui travaillent au niveau
subconscient sont ceux qui permettent aux animaux et aux humains d'évaluer les
récompenses. Les deux mettent en cause un produit chimique appelé dopamine.
Le
premier circuit, situé dans la région centrale du cerveau,
aide les animaux et les humains à évaluer instantanément les récompenses ou
l'absence de récompense. Ce circuit a été décrit de manière détaillée il y a
plusieurs années par le Dr Wolfram Schultz, spécialiste de la neuroscience à
l'Université Cambridge, en Angleterre. Le Dr Schultz a
découvert que les neurones de dopamine s'activaient avec force quand un singe
recevait, par exemple, plus de jus de pomme (sa récompense) que prévu. Quand le
singe recevait la dose de jus attendue en fonction des expériences passées, les
neurones de dopamine restaient inactifs. Et quand le singe s'attendait au jus,
mais n'en recevait pas, les neurones de dopamine diminuaient leur niveau
d'activité, comme pour signaler une absence de récompense.
Les scientifiques croient que le système de dopamine du cerveau moyen fait
constamment des prédictions en matière d'attente de récompense. L'apprentissage
se produit quand un imprévu survient, et que l'activité des neurones de dopamine
augmente ou diminue. Quand il n'y a pas d'imprévu, le système de dopamine reste
calme.
Chez les humains, les signaux de dopamine sont aussi transmis à une région
supérieure du cerveau - le cortex frontal - pour un traitement complexe,
explique le Dr Jonathan Cullen, neuroscientifique à
l'Université Princeton, qui étudie le
cortex cingulaire - cingulate - antérieur,
situé à l'arrière du front. Cette partie du cerveau a plusieurs fonctions,
dit-il, y compris la tâche de déceler les erreurs et les conflits dans la
transmission et le traitement automatique de renseignements.
Des expériences d'imagerie cérébrale (IRM) commencent à démontrer qu'au moment où une
personne reçoit une récompense inattendue, une quantité accrue de dopamine
atteint le cortex cingulaire antérieur. Quand une personne espère une récompense
et ne la reçoit pas, moins de dopamine atteint le cortex cingulaire antérieur.
Et quand la récompense correspond à l'attente, le cingulaire antérieur reste
inerte.
Les
deux régions les plus réactives sont l'hypothalamus et l'aire tegmentale
ventrale (ATV) On peut comprendre le rôle crucial de l'hypothalamus dans les
sensations de satisfaction lorsqu'on sait que ce centre nerveux est fortement
impliptum, amygdale et noyau accumbens). Chez un chat habitué à
son environnement, le même effet est obtenu par l'ouverture de la porte de
l'animalerie, annonce de l'arrivée de la nourriture. Cette activation des
neurones libérant la dopamine s'accompagne d'un changement dans le comportement
de l'animal, qui initie un mouvement destiné, selon toute vraisemblance, à
atteindre la récompense . Dans ce dernier cas, les neurones libérant la dopamine
sont donc devets" des plaisirs, autour des neurones à dopamine. Pour la dépendance à la
pornographie, une simple photo érotique peut déclencher le processus de
libération de dopamine et initier un comportement compulsif vers le plaisir
sexuel qui libérera encore plus de dopamine.
Des fluctuations dans les niveaux de dopamine incitent les humains à
faire des gestes sans en être conscients. Les scientifiques ont découvert que
pour augmenter le niveau d'activité des neurones de dopamine, les gens font
toutes sortes de choses. Plusieurs études ont été publiées l'an dernier sur les
liens entre les récompenses monétaires et la dopamine. L'argent est une
abstraction, mais pour le cerveau, il agit comme la cocaïne, la nourriture,
l'activité sexuelle et tout autre facteur de récompense, dit le Dr Hans
Breiter, spécialiste de la neuroscience, à l'Université Harvard.
L'humain en a grand besoin.
Certaines personnes semblent avoir, dès la naissance, un système de dopamine
vulnérable qui peut être détourné par les récompenses sociales. Par exemple, les
circuits de dopamine sont activés par la cocaïne ; les gens en deviennent
dépendants quand leurs systèmes de récompense sont détournés par la drogue, dit
le Dr Montague.
Gagner au jeu peut aussi provoquer un détournement du système de dopamine, dit
le Dr Berns. Plusieurs personnes se rendent à un casino, perdent de l'argent et
n'ont pas le goût d'y revenir. Mais les joueurs compulsifs semblent souffrrave;mes de dopamine vulnérables, dit-il. À leur premier gain, ils ressentent
une bouffée énorme de dopamine qui s'encastre dans leur mémoire. Ils continuent
à jouer et l'occasionnelle bouffée de dopamine neutralise leur conscience de
perdre inévitablement de l'argent.
La Bourse constitue un domaine prometteur pour l'étude des circuits de
récompense et leur influence sur le comportement humain, dit le Dr Montague. Par
exemple, l'an dernier, quand la Réserve fédérale américaine a diminué de manière
inattendue les taux d'intérêt, à deux reprises, les marchés boursiers ont connu
une hausse. Quand la Fed a diminué les taux d'intérêt à d'autres occasions et
que les investisseurs s'y attendaient, le marché n'a pas réagi.
Les économistes et les neuroscientifiques utilisent les mêmes équations
mathématiques pour modéliser les comportements des marchés et le comportement de
la dopamine, dit le Dr Montague. La neuroscience pourrait ainsi offrir un nouvel
ensemble d'outils à ceux et celles qui cherchent à comprendre la prise de
décision économique.
Selon
la définition donnée en 1981 par l'Organisation mondiale de la santé, la
dépendance est "un syndrome pour lequel la consommation d'un produit devient une
exigence supérieure à celle d'autres comportements qui avaient auparavant une
plus grande importance". La dépendance à la pornographie
se traduit par la difficulté à être
autonome, à trouver un équilibre en soi, à gérer ses
besoins, ses manques, ses émotions, ses pulsions…
Pour les sex addicts, c'est la sexualité qui devient
aliénante, le besoin sexuel est irrépressible,
irrésistible, tel une force intérieure impossible à
maîtriser.
La dépendance à
la pornographie serait due à un « conditionnement
psychologique » allant en crescendo et a pour
conséquence une dépendance envahissante sur tous les
domaines de la vie.
Une personne atteinte de dépendance à la
pornographie chercherait d'abord à satisfaire un
besoin sexuel obsédant par tous les moyens
possibles, du moment qu'elle arrive à l'orgasme.
Au niveau psychologique:
La dépendance à la pornographie s'inscrit dans le schéma du
circuit de récompense qui est le circuit des dépendances aux
drogues.
Au niveau médico-psychiatrique: La
psychiatrie n'a pas reconnu officiellement la dépendance à la
pornographie, et la considère comme un symptôme parmi tant d'autres
dans certains troubles de la personnalité. Les tenants de l'existence de la dépendance à la
pornographie (d'origine nord américaine) ont voulu l'inclure dans un
domaine appelé « sex addiction ».
Au niveau juridique:
Actuellement en Amérique du Nord, la loi reconnait
la maladie au même titre que le trouble d'achats
compulsifs. Cela concerne notamment des
individus étant amenés à transgresser la loi afin de
consulter des sites pédophiles.
Il est possible d'en énoncer
les symptômes
Recherche permanente de
nouvelles images pornographiques (films, photos,
expériences cybersexe via conférence vidéo...)
et de nouvelles sensations;
Sentiment de culpabilité
vis-à-vis de ses pensées;
Préférence de la masturbation
à l'acte sexuel et perte du plaisir avec son
partenaire.
Diminution/dégradation des
liens sociaux;
Diminution des liens
affectifs avec le conjoint.
Cette dépendance peut
provoquer une dénaturation des relations sexuelles,
la personne atteinte cherchant à recréer, avec son
ou sa partenaire, un schéma pornographique ou
préfère le plus souvent cacher ce plaisir solitaire
à son conjoint.
Pour les cas
les plus critiques, cette dépendance peut entrainer
une dégradation notable des relations sociales:
séparation des proches, isolement. Elle nécessite
dans ce cas des soins psychologiques sérieux. La
dépendance à la pornographie a pris énormément
d'ampleur depuis la généralisation d'Internet. En
effet, les pages aux contenus pornographiques
deviennent plus facilement et plus rapidement
accessibles et cela gratuitement. Cela permettant de
toucher de plus en plus de personnes, notamment les
plus jeunes.
La dépendance à la pornographie
est comparable à celle de l'alcool ou des drogues
dures et peut nécessiter un sevrage.
Les spécialistes s'entendent pour placer la dopamine au
centre du mécanisme de la dépendance. Les substances telles que les
drogues dures qui engendrent la dépendance provoquent toutes une
libération artificielle de dopamine dans le cerveau.
Judith Reisman, auteure de The
Psychopharmacology of Pictorial Pornography
qualifie la pornographie visuelle d’érotoxine : “La
pornographie agit sur le cerveau comme une drogue –
c’est une drogue.” Regarder des films X déclenche
une poussée d’adrénaline qui est ressentie dans
le ventre et dans les organes génitaux, ainsi qu’une
sécrétion de testostérone, d’ocytocine, de dopamine
et de sérotonine, précise-t-elle. C’est un
véritable cocktail de drogues. La
pornographie est un excitant extrêmement puissant,
qui provoque flash et euphorie. Ce n’est pas un
excitant sexuel, mais un excitant mêlant peur, sexe,
honte et colère.”
La dépendance sexuelle s'établit, d'après le docteur Reed, en suivant un cycle de quatre phases qui s'intensifient avec chaque répétition. Les accros du sexe seraient ainsi pris dans une véritable
spirale addictive.
Sources:
Wikipedia
La dépendance à Internet et à la pornographie se développe
sournoisement. Le premier stade est celui du risque, où Internet exerce une
puissante fascination. L’on considère la fréquentation du clavardage (tchat)
comme une activité souhaitable et satisfaisante. Ou alors, l’on cherche des
sites pornographiques et diverses variantes de cybersexe. À ce niveau, l’on est
encore plus ou moins maître de son comportement.
Puis, au stade critique, la compulsion augmente sensiblement. Les personnes
concernées éprouvent de plus en plus de difficulté à quitter Internet, où elles
passent beaucoup de temps et dépensent de l’argent.
Au stade chronique, elles se retrouvent dans une forte dépendance. Leur
existence est déterminée par leur comportement compulsif. Elles vivent pour le
temps passé sur Internet, cherchent de la pornographie pendant toute la nuit.
Leur présence dans le tchat est presque permanente. Elles sentent que ces
relations virtuelles prennent le pas sur la vie réelle. Le cybersexe sous toutes
ses formes devient un moyen essentiel d’expression de leur vie sexuelle.
Les contenus en ligne à caractère sexuel exercent une
forte fascination.
L’on passe du temps sur les sites Internet contenant du
sexe ou dans les tchats, souvent plus qu’on ne le souhaiterait.
L’on essaie de contrôler cette consommation de cybersexe
: les tentatives pour arrêter ou réduire le temps passé sur Internet
échouent.
L’abstinence et la volonté d’arrêter entraînent nervosité
et irritabilité. À l’inverse, le retour sur le Net apporte immédiatement
apaisement et satisfaction.
Le cybersexe devient une solution pour éliminer les
sentiments désagréables ou les problèmes. L’on se sent mieux, moins déprimé,
les angoisses existentielles disparaissent.
L’on surfe jour et nuit pendant des heures à la recherche
d’expériences sexuelles plus intenses ou plus risquées.
L’on dissimule cette activité à ses proches, à sa famille
ou à un thérapeute. L’on se surprend à se dire des mensonges comme : « Je
n’y vais pas si souvent », « Je n’aime pas ça, je veux simplement y jeter un
coup d’œil ».
L’on dépasse les limites, par exemple en s’adressant de
manière agressive à ses partenaires de tchat, en tentant de les harceler
avec ses phantasmes sexuels, en exigeant du cybersexe avec une caméra. Ou
alors, l’on n’hésite plus à chercher de la pornographie enfantine ou
violente. L’on éprouve le besoin de stimulants toujours plus puissants, même
s’ils sont interdits.
La relation de couple se brise, l’on se fait remarquer au
travail par son intérêt pour le cybersexe, l’on reçoit un avertissement ou
l’on perd même son emploi.
La vie se désagrège complètement en raison de la
cyberdépendance qui provoque en outre de sérieux problèmes financiers.
Les femmes peuvent-elles aussi
être dépendantes sexuelles? Oui! Le nombre de
femmes désirant se libérer d'une dépendance
sexuelle ne cesse d'augmenter. Les comportements
sont les mêmes que pour les hommes:
masturbation, pornographie, activité sur
Internet, rencontres et relations amoureuses
anonymes. Une vingtaine de femmes guéries ont
écrit ensemble le livre "She Has a Secret:
Understanding Female Sexual Addiction" (Elle a
un secret – Comprendre les dépendances sexuelles
des femmes). C'est un livre excellent pour
toutes les femmes concernées.
Pour ma part, je préconise
une approche thérapeutique de counselling individuel par le
biais d'un conseiller de foi chrétienne. Je crois que
l'approche d'une thérapie basée sur le christianisme a plus
de chance de succès qu'une approche qui n'utilise pas la foi
chrétienne ou les enseignements de Jésus-Christ. Par
exemple, il est prouvé statistiques à l'appui, que la
plupart des individus souffrant de dépendances aux
toxicomanies constatent qu'ils sont en mesure de devenir
sobre une fois qu'ils ouvrent leur cœur et leur esprit à
Jésus-Christ et aux enseignements et philosophies de la Bible. J'ai
personnellement préparé une page d'encouragement et d'exhortation de foi
chrétienne pour ceux et celles qui désirent saisir la Grâce de Jésus-Christ que
vous pouvez consulter à
http://www.guerretotale.com/delivrance.html
Pour que quelqu'un, accro à la drogue ou
l'alcool, se remettre de sa dépendance, il est important qu'il comprenne la
science derrière sa dépendance, et il doit également en être ainsi pour la
délivrance de la dépendance à la pornographie. À ce que je sache, actuellement,
malheureusement il n'y a pas ou trop peu de programmes de thérapie pour la
dépendance à la pornographie. Les centres pour toxicomanes ne reconnaissent pas
ce type de dépendance.Récemment, après m'être informé auprès d'un organisme
québécois bien connu offrant des programmes de thérapie pour les dépendances de
drogues dures, j'ai reçu la réponse suivante:
Malheureusement, nous ne traitons pas encore ce
type de dépendance. Bien que notre équipe de direction ait réalisé une réflexion
sur la cyberdépendance, celle-ci n'a pas été retenue dans l'immédiat.
Merci de l'intérêt que vous portez à notre
organisation.
Laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale, Faculté de médecine Paris
Descartes.
www.ethique.inserm.fr
Des techniques d'imagerie cérébrale fonctionnelle
(étude Cermep, Centre
d’études et de recherches médicales par emission de positons, Lyon &
tomographie à émission de positons -TEP-) montrent que certaines aires
du cerveau ne travaillent que pendant la présentation du film sexuellement
explicite ;
Ces régions représenteraient des sites cérébraux privilégiés pour le
traitement et l'intégration de perceptions qui sont à l'origine de l'excitation
sexuelle
L'imagerie par résonance
magnétique nucléaire (IRM) est une technique
d'imagerie médicale d'apparition récente (début
des années 1980) permettant d'avoir une vue 2D
ou 3D d'une partie du corps, notamment du
cerveau. Elle est basée sur le principe de la
résonance magnétique nucléaire (RMN) : en
appliquant une combinaison d'ondes
électromagnétiques à haute fréquence sur une
partie du corps et en mesurant le signal réémis
par certains atomes (comme l'hydrogène), il est
possible de déterminer la composition chimique
et donc la nature des tissus biologiques en
chaque point du volume imagé.
Grâce aux différentes séquences,
on peut observer les tissus mous avec des
contrastes plus élevés qu'avec la
tomodensitométrie ; en revanche, l'IRM ne permet
pas l'étude des corticales osseuses (tissus
« durs ») ni donc la recherche de fractures où
seul l'œdème péri-lésionnel pourra être observé.
L'appareil IRM est parfois
désigné sous le nom de scanner, ce qui
prête à confusion avec le CT-scan. Contrairement
à ce dernier (et à d'autres techniques
d'imagerie comme la TEP), l'examen IRM n'est pas
invasif et n'irradie pas. Cela en fait donc un
outil de prédilection pour la recherche
biomédicale, et notamment en neurosciences
cognitives et neurosciences sociales. À partir
des années 1990, la technique d'IRM
fonctionnelle, qui permet de mesurer l'activité
des différentes zones du cerveau, a en effet
permis des progrès importants dans l'étude des
bases neurobiologiques de la pensée.
John L. Harmer
John Harmer, ancien sénateur de l’état de Californie et lieutenant-gouverneur, apparaît usé et fatigué parce que cela fait 40 ans qu’il se bat contre la pornographie. L’hiver dernier, il était prêt à
jeter l’éponge.«
C’est un univers odieux, et on a énormément de mal à
trouver des soutiens financiers.» Puis il a entendu parler du "brain
mapping", ou cartographie fonctionnelle du cerveau. Aujourd’hui, Harmer
a bon espoir. Son objectif ? Broyer la richissime industrie du "X" comme celle
du tabac l’a été en son temps, en démontrant, preuves à l’appui, que la
pornographie ne crée pas seulement une dépendance, mais qu’elle nuit également à
la santé. Après quoi, déclare Harmer,
«
«
nous pourrons saisir
la justice et porter plainte pour préjudice corporel. Si nous réussissons à
obtenir que les industriels de la pornographie soient déclarés financièrement
responsables des dommages qu’ils causent, alors on pourra jeter le "X" à l’égout
une fois pour toutes.
»
Source.
Harmer est président de la
Lighted Candle Society (Société de la bougie allumée), qu’il a
fondée l’an dernier avec Edwin Meese, ministre de la Justice
sous Reagan. Son but ?
«
Rassembler des millions
d’Américains, qui donneront 10 dollars par mois pour allumer une bougie afin que
la lumière de la vérité dissipe les ténèbres que fait régner la pornographie.
»
Une partie des sommes ainsi réunies devrait financer plusieurs mois d’imagerie
par résonance magnétique fonctionnelle (IRMF), afin de mettre en évidence sur le
cerveau les effets des images pornographiques. Selon Harmer, le
recours à l’IRM devrait coûter au moins 3 millions de dollars.
L’objectif est d’établir de façon incontestable l’existence d’un lien de cause à
effet entre le fait de regarder un film porno et celui d’avoir un comportement
antisocial. Il existe déjà des recherches montrant que la télévision entraîne
une dépendance, ou des études d’IRMF constatant que les images de violence
affectent le cerveau.
«
Mais on n’a encore jamais spécifiquement appliqué
l’IRM à la pornographie
» observe Judith Reisman, auteure
de The Psychopharmacology of Pictorial Pornography.
Il m'est facile de faire une comparaison entre le mouvement anti-esclavagiste du
18 ͤ et 19 ͤ siècle et un mouvement contemporain contre la
pornographie. Il m'a été donné, il y a quelques temps, de
visionner un film à la télévision, dont le sujet était l'abolition de
l'esclavage en Angleterre et dont le personnage principal était
William Wilberforce
(1759-1833) . Vous pouvez trouver beaucoup d'information historique sur ce
personnage, en entrant son nom dans les moteurs de recherche. D'ailleurs, voici
un lien vers un résumé biographique
http://www.1789-1815.com/p_wilberforce.htm . Dans sa biographie, l'on dit
qu'à partir de 1784, il s’intéressa aux questions sociales, prisons, travail des enfants, etc.
Cet homme fut un vaillant activiste. Au début il fut pratiquement seul. Avec obstination, il poursuivit comme objectif l’abolition de la traite des noirs et de l’esclavage. Je crois que
Dieu est intervenu à cette époque, en se servant
d'hommes comme lui, et aux USA, ce sont les Quakers qui initièrent les
premiers le mouvement anti-esclavagiste. Si on observe bien, les militants
chrétiens ont été d'une grande influence dans nos sociétés ont leur contribution
sociale est incontestable. La création d'une coalition contre la pornographie
est maintenant nécessaire, et vous constaterez plus loin, l'urgence et le besoin
impératif d'agir.
Pour commencer, créer un
puissant lobby anti-porno au sein de toutes
les collectivités et favoriser via
une campagne éducative sur la dépendance
causée par la consommation de pornographie.
Ensuite, en ralliant une élite du monde judiciaire sensible au problème,
mettre au point des plaidoyers plaidant la notion de préjudice envers l'individu, tant sur le plan physique et moral,
plaidoyers qui seront utilisés lorsque viendra le temps d'intenter des poursuites au civil,
des recours collectifs, de proposer des amendements à la loi, etc...
Militer
pour faire en sorte que les autorités classent le cybersexe et la pornographie
sur Internet en mettant l'accent sur la dépendance, au même niveau que
la dépendance aux drogues dures. Il existe
suffisamment de preuves scientifiques pour convaincre tout
le monde. Les lois
actuelles peuvent être amendées et inclure
la diffusion de matériel pornographique sur
Internet parmi les actes de nature criminels
sanctionnés et punissables par le code
criminel, surtout en ce qui a rapport avec
la protection des mineurs.
Rallier tous les opposants à la
pornographie afin de créer une volonté
politique canadienne pouvant influencer
l'adoption de nouvelles lois au code
criminel concernant l'affichage de
pornographie sur Internet, en commençant par
les sites hébergés au Canada. Ensuite, par
des pressions de nos gouvernements auprès du
consortium international du www, forcer
l'industrie du sexe à migrer leur contenu
pornographique sur Internet, vers des noms
de domaine explicites, tels que .xxx ou .sex.
Cela favoriserait l'usage de filtres
anti-porno de façon efficace.
Mettre en place au niveau
national des programmes pour fournir une
assistance et une réadaptation aux victimes
de la dépendance à la pornographie.
Recueillir le support
moral de tous les organismes
si possible.
Instruire et mettre en garde
la société, surtout les jeunes à partir de
l'âge de la puberté, du danger potentiel d'une
dépendance à la dopamine, après seulement
quelques consommations de pornographie
Informer,
par le biais de conférences, de séminaires
et mettre tous les efforts de chacun à
contribution .
J'aimerais citer ici quelques déclarations d'illustres
hommes d'état qui ont marqué l'histoire:
"Ce sont les mœurs et l'esprit d'un peuple qui conservent une république en vigueur. Une dégénérescence de ceux-ci est un cancer qui dévore rapidement
le cœur de ses lois et sa constitution." Thomas Jefferson, prés. américain
"
Plus récemment dans notre époque, le président
américain Theodore Roosevelt a déclaré, "La liberté est un don qui ne peut être exercé que par ceux qui se montrent dignes."
(cité par George Mellon dans Le Wall Street Journal du 11 Novembre 2003)
"Pour être libre d'un gouvernement tyrannique, un peuple doit être prêt à être gouverné par la suprématie du droit. Plus
l'engagement à la primauté du droit est élevé, plus grande est leur capacité à être auto-administré au titre de la loi.
De toute évidence le même raisonnement s'applique à chaque individu. Ceux qui ne peuvent vaincre les appétits et les passions de la chair sont destinés à vivre en tant que prisonniers de ces appétits et de
leurs passions."
En ce qui concerne la liberté politique
Edmond Burke
( homme politique et philosophe irlandais) a écrit ce que je considère être l'analyse des plus judicieux,
ce qui pourrait expliquer pourquoi la production
de pornographie a augmenté et pourquoi la distribution de la pornographie en Amérique se dessine comme la menace la plus sérieuse pour
la survie en tant que nation et la préservation des libertés en vertu de la Constitution
Américaine .
II déclare:
"Les hommes sont qualifiés pour la liberté civile en proportion exacte de leur disposition à mettre des chaînes morales sur leurs propres appétits -- à mesure que leur amour de la justice est au-dessus de leur rapacité; à mesure que leur solidité et la sobriété de leur
compréhension est au-dessus de leur vanité et présomption; à mesure qu'ils sont plus disposés à écouter les conseils des sages, de préférence à la flatterie des fripons. La société ne peut exister sans qu'un pouvoir de contrôle sur la volonté et l'appétit
soit placé quelque part; et le moins qu'il y en a dedans, plus il doit s'en passer. Il est ordonné dans la constitution éternelle des choses que les hommes à l'esprit immodéré ne peuvent pas être libres. Leurs passions forgent leurs entraves."
(Les Œuvres de la très honorable Edmund Burke, comp. Humphrey
Milford, Oxford: Oxford University Press. 1907.) "
En présence de ceux qui produisent, distribuent et défendent la pornographie,
je peux sentir la puissance des ténèbres et la sensation de peur d'un mal imminent. En présence de ceux dont les vies sont entremêlées
et dépendantes à cause de la consommation de pornographie, j'ai senti le désespoir et l'amertume de celui qui a perdu sa liberté personnelle et
qui est désormais lié dans des chaînes infernales.
Il y a des communautés dans notre pays qui sont tellement liées avec la pornographie que ce même esprit de ténèbres et cette même sensation d'imminence du mal dominent toute la communauté. Lorsque les personnes et les familles constituant une communauté sont devenus possédées
à ce point, eux et leur communauté sont destinés à une fin tragique.
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